Vous avez écrit la musique de " Ce qui vit en nous ", présenté comme un " opéra de chambre "...
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Vous avez écrit la musique de " Ce qui vit en nous ", présenté comme un " opéra de chambre "... Un terme que j'ai inventé dans le sens où la forme habituelle de l'opéra est très grande, les décors parfois monstrueux, le personnel nombreux : c'est un peu la chasse gardée de La Monnaie. D'ailleurs, quand j'essaie de joindre son directeur pour une éventuelle collaboration, on ne me répond jamais (sourire). Un " opéra de chambre " désigne plutôt une petite scène qui peut se mettre dans un camion avec, dans ce cas-ci, 10 musiciens de l'ensemble anversois Besides, pour 1h20 de spectacle. La musique y est contemporaine ? A musique contemporaine, formule que l'on peut utiliser parce que les gens comprennent ce que cela veut dire, je préfère le terme de musique " visualiste ". Parce que tout ce que j'écris produit des images. Quel est le thème de votre opéra ? L'histoire est de type surréaliste et poétique, elle reflète l'absurdité du monde. On se retrouve dans un institut médical avec un savant fou qui, pour ses expériences sur le cerveau, a besoin d'un macchabée. Celui-ci va se mettre à revivre et à parler avec lui et l'infirmière. Mes comparses dans " Ce qui vit en nous " sont Stéphane Arcas, originaire du sud de la France, scénographe et metteur en scène qui a écrit un livret très descriptif. Et puis il y a le chef d'orchestre, Martijn Dendievel, 24 ans. Il a travaillé à Weimar et est assistant à l'Orchestre symphonique de Flandre.