Solidement installée au croisement des chaussées de Tervueren et de Bruxelles, dans le quartier de Joli-Bois, cette maison datant du 19e siècle abrite alors l'hôtel réputé de Waterloo. Victor Hugo y loge lorsqu'il écrit Les Misérables. Avec les décennies, le bâtiment périclite et aurait disparu sans l'opiniâtreté de Thierry Van Damme qui, en juillet 1998, l'aménage en brasserie gourmande et vivante à l'instar des autres enseignes de son groupe, comme les B...

Solidement installée au croisement des chaussées de Tervueren et de Bruxelles, dans le quartier de Joli-Bois, cette maison datant du 19e siècle abrite alors l'hôtel réputé de Waterloo. Victor Hugo y loge lorsqu'il écrit Les Misérables. Avec les décennies, le bâtiment périclite et aurait disparu sans l'opiniâtreté de Thierry Van Damme qui, en juillet 1998, l'aménage en brasserie gourmande et vivante à l'instar des autres enseignes de son groupe, comme les Brasseries de l'Expo, de la Patinoire (Bib Gourmand 2018) ou du Lac (Brasserie belge de l'année 2017 chez Gault&Millau). A l'intérieur, la déco évoque avec constance l'image rassurante et patinée d'un établissement à la française, panachée de nos best-sellers culinaires. Depuis le 1er avril dernier, ses rênes ont été reprises par Saaïd Barhdadi, notamment patron de La Bécasse à Ixelles, qui y place son fils Kamil avec une ferme intention de rénovation. Et déjà un nouveau look en terrasse. Les grandes options d'une bonne brasserie restent à l'ordre du jour. A commencer par un banc d'écailler dicté par la fraîcheur et apte à déplacer les vrais amateurs. Les huîtres ont la cote et peuvent s'apprécier seules ou s'imposer dans d'alléchants plateaux de fruits de mer (à partir d'un couvert, de 30 à 85 euros). Les traditionnelles croquettes aux crevettes grises, bien dorées et peu avares en petits crustacés, persil équeuté et frit, justifient leur appellation (16 euros pour deux). Les amateurs de préparations canailles apprécient la cervelle de veau sauce tartare (13 euros) ou meunière (15,50 euros). Classique, le vol au vent farcit une croûte en pâte feuilletée : morceaux de volaille, têtes de champignons de Paris, petites boulettes de viande. Le tout lié par une sauce béchamel (17,50 euros). Piqué parmi les suggestions, le cabillaud à la cuisson mesurée sur un lit de poireaux, purée de pomme de terre, pâtit d'une bizarre " sauce " qui n'a rien à voir avec la mousseline annoncée (27,50 euros). De bonnes références en cave, excellents vins de Loire. Lunch à 16 euros (deux services), menu à 37 euros.