Si Donald Trump se montre très hésitant sur sa gestion sanitaire de la crise du coronavirus, il prend le taureau par les cornes en ce qui concerne l'économie. Les parlementaires viennent de voter un arsenal législatif négocié avec Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor. A côté, le plan d'Obama pour relancer l'économie après la crise de 2008 (soit 800 milliards de dollars mobili...

Si Donald Trump se montre très hésitant sur sa gestion sanitaire de la crise du coronavirus, il prend le taureau par les cornes en ce qui concerne l'économie. Les parlementaires viennent de voter un arsenal législatif négocié avec Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor. A côté, le plan d'Obama pour relancer l'économie après la crise de 2008 (soit 800 milliards de dollars mobilisés) ressemble à de la petite bière. Le plan de Trump va mobiliser 2.000 milliards de dollars. Et combiné aux efforts de la Fed, c'est quasi 6.000 milliards de dollars qui pourraient être engagés. Le plan de relance comporte plusieurs enveloppes. Celle destinée aux particuliers s'élève à 500 milliards. Les personnes dont les revenus annuels ne dépassent pas 75.000 dollars vont toucher deux chèques successifs dont le premier aux alentours du 6 avril. Chaque chèque pourra atteindre 1.200 dollars. Un chèque supplémentaire de 500 dollars par enfant sera aussi octroyé aux parents. Pas moins de 250 milliards seront dévolus au chômage. Les indépendants y seront aussi admis et une aide de 600 dollars par semaine pendant quatre mois sera payée en supplément. La stratégie est de permettre aux demandeurs de ne pas subir de baisse de paie le temps de la crise. Et 250 milliards partiront dans les hôpitaux et dans la production de médicaments et d'équipements médicaux. Du côté des entreprises, deux enveloppes sont prévues. Un fonds corporate de 500 milliards sera consacré à des prêts directs et à des garanties de prêts. Les entreprises concernées, dont les compagnies aériennes, ne pourront pas racheter leurs actions ou augmenter les rémunérations des dirigeants. Enfin, 350 milliards ont été réservés aux petites entreprises afin qu'elles ne licencient pas leurs employés. Cette aide consistera aussi à relever ces entreprises de leurs différents prêts et couvrira leurs frais immobiliers ou de consommation énergétique.