C'est dommage mais c'est comme ça depuis des années : le système médiatique ne se nourrit quasi que de mauvaises nouvelles. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les mauvaises nouvelles chassent toujours les bonnes à la UNE des médias car l'humain adore se faire peur et il clique plus volontiers sur une mauvaise nouvelle que sur une bonne. Pourtant, il y a une bonne nouvelle que nous aurions pu savourer plus longtemps. Celle d'être sortis d'un long tête-à-tête de presque deux ans avec ce fichu virus. L'autre bonne nouvelle, c'est de voir que le chômage n'a pas explosé et que le mur de faillites n'a pas vu le jour non plus. L'autre bonne nouvelle encore, c'est que notre croissance est très élevée et même si c'est un effet de rattrapage, nous devrions, là encore, savourer cette sortie de crise qu'on nous annonçait comme pénible voire périlleuse.

Au lieu de cela, nous avons des éditorialistes qui nous alertent contre le retour de l'inflation. C'est vrai qu'elle pointe son nez autour des 2% en Europe, voire presque 3% en Belgique. C'est nouveau puisque pendant des années, les économistes se demandaient où avait disparu l'inflation. Comme le dirait joliment Achille Talon, mon héros de bande dessiné préféré, il n'y a pas plus d'inflation que de trapéziste au Vatican. Mais voilà, l'indice des prix s'est mis à rougir depuis quelques mois et les éditorialistes se sont mis à noircir leurs papiers quotidiens ou hebdomadaires.

D'abord, l'inflation n'est pas mauvaise pour tout le monde -car lorsqu'elle est couplée à des taux d'intérêt bas comme c'est le cas aujourd'hui, elle rend l'endettement très attractif. En d'autres mots, nous remboursons moins que ce que nous avons emprunté. C'est par exemple positif pour les jeunes ménages qui veulent acheter un bien immobilier. Ensuite, une inflation qui reprend du poil de la bête, ça veut aussi dire que l'économie tourne bien, qu'elle est à plein régime et que donc la croissance est là.

Je rappelle que nous sortons de la pire crise depuis 1929 et que nous serions fous ou malhonnêtes de bouder notre plaisir alors que certains nous ont annoncé la fin du monde ou du moins une répétition de celle-ci. Ensuite, cette inflation est temporaire pour l'instant. Ce ne sont pas tous les prix qui ont augmenté, mais surtout les prix de l'énergie. Ensuite, en Belgique, nous avons un bouclier protecteur, à savoir l'indexation salariale. Cette dernière n'est pas parfaite, mais elle existe.

Alors, oui, c'est vrai, il faut nuancer. Dans le panier des ménages les plus faibles, la partie énergie et alimentation pèse assez lourd, souvent 30% de leur budget. Sur le plan social, il faut protéger les plus faibles d'entre nous, c'est une évidence. Mais pour le moment, sur le plan macroéconomique, le retour de l'inflation est inoffensif car c'est un phénomène temporaire. Inquiétons nous le jour où ce ne sera plus le cas mais le faire déjà aujourd'hui, ça revient à se stresser deux fois pour rien.

C'est dommage mais c'est comme ça depuis des années : le système médiatique ne se nourrit quasi que de mauvaises nouvelles. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les mauvaises nouvelles chassent toujours les bonnes à la UNE des médias car l'humain adore se faire peur et il clique plus volontiers sur une mauvaise nouvelle que sur une bonne. Pourtant, il y a une bonne nouvelle que nous aurions pu savourer plus longtemps. Celle d'être sortis d'un long tête-à-tête de presque deux ans avec ce fichu virus. L'autre bonne nouvelle, c'est de voir que le chômage n'a pas explosé et que le mur de faillites n'a pas vu le jour non plus. L'autre bonne nouvelle encore, c'est que notre croissance est très élevée et même si c'est un effet de rattrapage, nous devrions, là encore, savourer cette sortie de crise qu'on nous annonçait comme pénible voire périlleuse.Au lieu de cela, nous avons des éditorialistes qui nous alertent contre le retour de l'inflation. C'est vrai qu'elle pointe son nez autour des 2% en Europe, voire presque 3% en Belgique. C'est nouveau puisque pendant des années, les économistes se demandaient où avait disparu l'inflation. Comme le dirait joliment Achille Talon, mon héros de bande dessiné préféré, il n'y a pas plus d'inflation que de trapéziste au Vatican. Mais voilà, l'indice des prix s'est mis à rougir depuis quelques mois et les éditorialistes se sont mis à noircir leurs papiers quotidiens ou hebdomadaires.D'abord, l'inflation n'est pas mauvaise pour tout le monde -car lorsqu'elle est couplée à des taux d'intérêt bas comme c'est le cas aujourd'hui, elle rend l'endettement très attractif. En d'autres mots, nous remboursons moins que ce que nous avons emprunté. C'est par exemple positif pour les jeunes ménages qui veulent acheter un bien immobilier. Ensuite, une inflation qui reprend du poil de la bête, ça veut aussi dire que l'économie tourne bien, qu'elle est à plein régime et que donc la croissance est là. Je rappelle que nous sortons de la pire crise depuis 1929 et que nous serions fous ou malhonnêtes de bouder notre plaisir alors que certains nous ont annoncé la fin du monde ou du moins une répétition de celle-ci. Ensuite, cette inflation est temporaire pour l'instant. Ce ne sont pas tous les prix qui ont augmenté, mais surtout les prix de l'énergie. Ensuite, en Belgique, nous avons un bouclier protecteur, à savoir l'indexation salariale. Cette dernière n'est pas parfaite, mais elle existe. Alors, oui, c'est vrai, il faut nuancer. Dans le panier des ménages les plus faibles, la partie énergie et alimentation pèse assez lourd, souvent 30% de leur budget. Sur le plan social, il faut protéger les plus faibles d'entre nous, c'est une évidence. Mais pour le moment, sur le plan macroéconomique, le retour de l'inflation est inoffensif car c'est un phénomène temporaire. Inquiétons nous le jour où ce ne sera plus le cas mais le faire déjà aujourd'hui, ça revient à se stresser deux fois pour rien.