Primo, parce que le PIB mesure c'est vrai la richesse produite par un pays au cours d'une année, mais sans tenir compte de l'économie informelle. Autrement dit, il ne tient pas compte du travail bénévole ni du travail ménager et encore moins de l'économie au noir d'un pays. C'est déjà donc tout un pan de l'économie qui échappe à ce PIB censé mesurer la création de richesse annuelle d'un pays.

L'autre argument souvent évoqué contre le PIB est qu'il comptabilise les richesses supplémentaires d'un pays sans tenir compte, par exemple, de la pollution que cela peut engendrer. Le PIB est donc une mesure quantitative et pas qualitative. La meilleure preuve est que si demain il y a un carambolage monstre sur l'autoroute de la mer, le PIB va augmenter via les dépenses en réparation qui seront générées par cet accident monstre. Donc, non seulement le PIB n'est pas qualitatif, mais en plus il est en quelque sorte "inhumain".

Pourtant, malgré tous ces défauts connus - je dirai même archi connus - des économistes, on continue à nous bassiner tous les jours sur le fait que pour s'en sortir, il faut que nous renouons avec la croissance, qui elle-même est mesurée via le PIB. Le fait que le PIB ne donne aucune indication sur la pollution au sein d'un pays, le degré de cohésion sociale ou la justice dans la répartition des richesses, explique qu'il reste le seul thermomètre accepté par les dirigeants de droite et de gauche.

Au fond, c'est sans doute l'un des problèmes de notre société : nous accordons davantage d'importance à ce qui est quantifiable qu'à ce qui est qualitatif. En mettant le PIB au-dessus de tout, nous mettons par là même l'argent au-dessus de tout. Tant critiqué soit-il, le PIB n'est que l'enfant de notre propre manière de voir l'économie.

Primo, parce que le PIB mesure c'est vrai la richesse produite par un pays au cours d'une année, mais sans tenir compte de l'économie informelle. Autrement dit, il ne tient pas compte du travail bénévole ni du travail ménager et encore moins de l'économie au noir d'un pays. C'est déjà donc tout un pan de l'économie qui échappe à ce PIB censé mesurer la création de richesse annuelle d'un pays. L'autre argument souvent évoqué contre le PIB est qu'il comptabilise les richesses supplémentaires d'un pays sans tenir compte, par exemple, de la pollution que cela peut engendrer. Le PIB est donc une mesure quantitative et pas qualitative. La meilleure preuve est que si demain il y a un carambolage monstre sur l'autoroute de la mer, le PIB va augmenter via les dépenses en réparation qui seront générées par cet accident monstre. Donc, non seulement le PIB n'est pas qualitatif, mais en plus il est en quelque sorte "inhumain". Pourtant, malgré tous ces défauts connus - je dirai même archi connus - des économistes, on continue à nous bassiner tous les jours sur le fait que pour s'en sortir, il faut que nous renouons avec la croissance, qui elle-même est mesurée via le PIB. Le fait que le PIB ne donne aucune indication sur la pollution au sein d'un pays, le degré de cohésion sociale ou la justice dans la répartition des richesses, explique qu'il reste le seul thermomètre accepté par les dirigeants de droite et de gauche. Au fond, c'est sans doute l'un des problèmes de notre société : nous accordons davantage d'importance à ce qui est quantifiable qu'à ce qui est qualitatif. En mettant le PIB au-dessus de tout, nous mettons par là même l'argent au-dessus de tout. Tant critiqué soit-il, le PIB n'est que l'enfant de notre propre manière de voir l'économie.