C'est la tradition en Belgique, le gouverneur donne ses prévisions semestrielles sur l'évolution économique de notre pays et en profite pour remettre les pendules à l'heure. Mais en haut fonctionnaire, il s'interdit évidemment de dire comment on trouvera ces 14 milliards en aussi peu de temps.

Mais on a beau être gouverneur de la BNB, on peut tout de même faire quelques remarques de bon sens. Dans le cas de Luc Coene, le gouverneur de la Banque Nationale, il a rappelé que les dépenses publiques en Belgique représentent 50% du PIB, c'est-à-dire de notre richesse annuelle. Or, a-t-il ajouté en conférence de presse, il y a 6 ou 7 ans, notre pays arrivait à vivre avec 45% de prélèvements obligatoires. C'est donc bien la preuve, selon lui, qu'il y a encore des marges de manoeuvre. Des marges pour quoi ? Mais pour diminuer les dépenses publiques, bien entendu !

Mais là encore, Luc Coene précise qu'il ne faut pas prendre la hache et sabrer à l'aveugle. Pour lui, c'est un peu comme en médecine, il y a le bon et le mauvais cholestérol. Donc, il y a les bonnes dépenses publiques qu'il faut sauvegarder (comme, par exemple, les dépenses d'enseignement, de formation et de recherche et développement) ; en revanche, il n'a pas dit quelles étaient les mauvaises dépenses qu'il fallait réduire... Question de prudence mais aussi de légitimité politique puisque c'est au gouvernement élu à prendre cette décision !

Mais il n'empêche, une étude menée par la BNB arrivait à la conclusion que les deux dépenses qu'il fallait réduire en priorité, ce sont les dépenses liées aux pensions et les subventions de toutes sortes ! Bien entendu, le couplet sur la diminution des pensions n'a pas plu à tout le monde et notamment du côté du parti socialiste !

Mais ce débat, qui vient seulement de démarrer, fait penser que la Belgique, tout comme l'Europe, doit se poser la question que s'est déjà posée Angela Merkel publiquement. L'Europe représente 7% de la population mondiale, 20% de la production mondiale mais 50% des dépenses sociales mondiales. Bref, la question, qui en découle, c'est : est-ce encore tenable ? Avons-nous les moyens de nous permettre de garder l'Etat providence tel que nous l'avons connu au cours des dernières décennies ? Les partis qui choisiront d'aller au gouvernement fédéral devront répondre à cette question très embarrassante.

C'est la tradition en Belgique, le gouverneur donne ses prévisions semestrielles sur l'évolution économique de notre pays et en profite pour remettre les pendules à l'heure. Mais en haut fonctionnaire, il s'interdit évidemment de dire comment on trouvera ces 14 milliards en aussi peu de temps. Mais on a beau être gouverneur de la BNB, on peut tout de même faire quelques remarques de bon sens. Dans le cas de Luc Coene, le gouverneur de la Banque Nationale, il a rappelé que les dépenses publiques en Belgique représentent 50% du PIB, c'est-à-dire de notre richesse annuelle. Or, a-t-il ajouté en conférence de presse, il y a 6 ou 7 ans, notre pays arrivait à vivre avec 45% de prélèvements obligatoires. C'est donc bien la preuve, selon lui, qu'il y a encore des marges de manoeuvre. Des marges pour quoi ? Mais pour diminuer les dépenses publiques, bien entendu ! Mais là encore, Luc Coene précise qu'il ne faut pas prendre la hache et sabrer à l'aveugle. Pour lui, c'est un peu comme en médecine, il y a le bon et le mauvais cholestérol. Donc, il y a les bonnes dépenses publiques qu'il faut sauvegarder (comme, par exemple, les dépenses d'enseignement, de formation et de recherche et développement) ; en revanche, il n'a pas dit quelles étaient les mauvaises dépenses qu'il fallait réduire... Question de prudence mais aussi de légitimité politique puisque c'est au gouvernement élu à prendre cette décision ! Mais il n'empêche, une étude menée par la BNB arrivait à la conclusion que les deux dépenses qu'il fallait réduire en priorité, ce sont les dépenses liées aux pensions et les subventions de toutes sortes ! Bien entendu, le couplet sur la diminution des pensions n'a pas plu à tout le monde et notamment du côté du parti socialiste ! Mais ce débat, qui vient seulement de démarrer, fait penser que la Belgique, tout comme l'Europe, doit se poser la question que s'est déjà posée Angela Merkel publiquement. L'Europe représente 7% de la population mondiale, 20% de la production mondiale mais 50% des dépenses sociales mondiales. Bref, la question, qui en découle, c'est : est-ce encore tenable ? Avons-nous les moyens de nous permettre de garder l'Etat providence tel que nous l'avons connu au cours des dernières décennies ? Les partis qui choisiront d'aller au gouvernement fédéral devront répondre à cette question très embarrassante.