"Nous garantissons le respect en totalité de nos obligations envers les consommateurs européens", a déclaré M. Poutine, au cours d'une réunion du Conseil de Sécurité russe. "La question, c'est la garantie du transit à travers l'Ukraine". Dans une lettre adressée à 18 dirigeants européens, Vladimir Poutine affirme que la Russie peut cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne s'acquitte pas de sa dette et ne résoud pas ses problèmes financiers. Vendredi, la Commission a répliqué en refusant la politisation de la question énergétique et en disant attendre de ses fournisseurs le "respect de leurs engagements". Kiev, qui refuse l'augmentation de 80% des prix du gaz appliquée par Moscou au 1er avril, a cessé tout paiement au groupe russe Gazprom aussi bien en ce qui concerne les nouvelles livraisons que la dette accumulée auparavant, qui atteint 2,2 milliards de dollars. Vladimir Poutine a répété vendredi que la situation était "inacceptable" et a appelé à des pourparlers "le plus vite possible" entre la Russie et l'UE pour résoudre les problèmes de l'économie ukrainienne, au bord du défaut de paiement. Il a souligné que Gazprom pouvait de façon contractuelle passer à un système de prépaiement, qui risque de se traduire par un arrêt pur et simple des exportations si Kiev persiste à refuser de payer. "Même une société aussi grande que Gazprom ne peut pas assumer la charge de subventionner l'économie ukrainienne", a-t-il ajouté. Environ 13% du gaz consommé dans l'Union européenne transite par le territoire ukrainien. (Belga)

"Nous garantissons le respect en totalité de nos obligations envers les consommateurs européens", a déclaré M. Poutine, au cours d'une réunion du Conseil de Sécurité russe. "La question, c'est la garantie du transit à travers l'Ukraine". Dans une lettre adressée à 18 dirigeants européens, Vladimir Poutine affirme que la Russie peut cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne s'acquitte pas de sa dette et ne résoud pas ses problèmes financiers. Vendredi, la Commission a répliqué en refusant la politisation de la question énergétique et en disant attendre de ses fournisseurs le "respect de leurs engagements". Kiev, qui refuse l'augmentation de 80% des prix du gaz appliquée par Moscou au 1er avril, a cessé tout paiement au groupe russe Gazprom aussi bien en ce qui concerne les nouvelles livraisons que la dette accumulée auparavant, qui atteint 2,2 milliards de dollars. Vladimir Poutine a répété vendredi que la situation était "inacceptable" et a appelé à des pourparlers "le plus vite possible" entre la Russie et l'UE pour résoudre les problèmes de l'économie ukrainienne, au bord du défaut de paiement. Il a souligné que Gazprom pouvait de façon contractuelle passer à un système de prépaiement, qui risque de se traduire par un arrêt pur et simple des exportations si Kiev persiste à refuser de payer. "Même une société aussi grande que Gazprom ne peut pas assumer la charge de subventionner l'économie ukrainienne", a-t-il ajouté. Environ 13% du gaz consommé dans l'Union européenne transite par le territoire ukrainien. (Belga)