L'homme d'affaires Boris Titov, nommé l'an dernier par le président Vladimir Poutine délégué du Kremlin pour les droits des entrepreneurs, a reconnu dans une interview au quotidien Vedomosti qu'en un an, "peu de choses" avaient changé en matière d'amélioration du climat d'investissement dans le pays. Même si quelques mesures ont été prises, il reste encore à alléger les procédures bureaucratiques, douanières, à améliorer le système des impôts et revoir le coût du crédit, énumère-t-il. La hausse des cotisations sociales payées par les entrepreneurs, décidées par le gouvernement, pose problème, souligne le médiateur. "Aujourd'hui, cette question est devenue malheureusement systémique. Il y a de moins en moins d'entreprises dans le pays, notre nombre diminue, de nombreux chefs d'entreprises mettent la clé sous la porte ou se réfugient dans l'économie informelle", observe-t-il. Selon M. Titov, 350.000 entreprises individuelles ont en à peine trois mois fermé à la suite d'un doublement des cotisations sociales que le gouvernement a récemment promis de réexaminer. "Pour l'instant, il est difficile d'évaluer l'impact sur la réduction du produit intérieur brut, mais cette décision est dangereuse du point de vue de ses conséquences sociales", met-il en garde. "Les entrepreneurs individuels assurent les services les plus élémentaires pour les gens", souligne-t-il, estimant par ailleurs "idiot que ces gens (...) soient maintenant sans emploi et vivent au crochet de l'Etat". En 2011, le chef du Service fédéral des statistiques Rosstat, Alexandre Sourinov, avait indiqué que l'économie informelle en Russie représentait environ 16% du produit intérieur brut. (Belga)

L'homme d'affaires Boris Titov, nommé l'an dernier par le président Vladimir Poutine délégué du Kremlin pour les droits des entrepreneurs, a reconnu dans une interview au quotidien Vedomosti qu'en un an, "peu de choses" avaient changé en matière d'amélioration du climat d'investissement dans le pays. Même si quelques mesures ont été prises, il reste encore à alléger les procédures bureaucratiques, douanières, à améliorer le système des impôts et revoir le coût du crédit, énumère-t-il. La hausse des cotisations sociales payées par les entrepreneurs, décidées par le gouvernement, pose problème, souligne le médiateur. "Aujourd'hui, cette question est devenue malheureusement systémique. Il y a de moins en moins d'entreprises dans le pays, notre nombre diminue, de nombreux chefs d'entreprises mettent la clé sous la porte ou se réfugient dans l'économie informelle", observe-t-il. Selon M. Titov, 350.000 entreprises individuelles ont en à peine trois mois fermé à la suite d'un doublement des cotisations sociales que le gouvernement a récemment promis de réexaminer. "Pour l'instant, il est difficile d'évaluer l'impact sur la réduction du produit intérieur brut, mais cette décision est dangereuse du point de vue de ses conséquences sociales", met-il en garde. "Les entrepreneurs individuels assurent les services les plus élémentaires pour les gens", souligne-t-il, estimant par ailleurs "idiot que ces gens (...) soient maintenant sans emploi et vivent au crochet de l'Etat". En 2011, le chef du Service fédéral des statistiques Rosstat, Alexandre Sourinov, avait indiqué que l'économie informelle en Russie représentait environ 16% du produit intérieur brut. (Belga)