Depuis un an, il fait toutes les radios, toutes les télés, de TF1 à France 2. Dans le milieu médiatique français, si prisé, tant convoité, le Belge Vincent Callebaut (39 ans) s'est fait modestement un nom. Ou plutôt une image. Celle de l'architecte utopiste qui rêve de bâtir des villes nouvelles où le vert aurait remplacé le gris. Des métropoles envahies par les plantes et les arbres pour absorber les émissions de carbone et contrecarrer le réchauffement climatique. La fameuse ligne rouge des 2 °C de trop que le visionnaire propose de repousser grâce à des immeubles bardés de matériaux intelligents combinés à des forêts de potagers verticaux et des hectares de plantes suspendues. "Tout ce que je propose est aujourd'hui réalisable. Rapatrier l'agriculture en ville n'est plus une utopie. Ce n'est pas Avatar 2", assure l'ambitieux bâtisseur qui vient de livrer une étude de faisabilité pour métamorphoser le Botanic Center, un bâtiment au centre de Bruxelles. Il projette d'y installer une ferme solaire en forme de chrysalide, capable de produire l'électricité de ses usagers.
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