"On observe au niveau du take-up (la prise en occupation d'espaces) une légère hausse de 8%, sur le premier trimestre grâce à de belles transactions, comme celle réalisée par la RTBF (chantier "Build to Suit", 38.000 m2) et l'acquisition du Realex pour le Centre de Conférence de l'Union Européenne (25.500 m²). Cependant il faut nuancer cette performance car le nombre de transactions est en chute de 36% sur un an. Il s'agit surtout du segment des transactions de taille moyenne (de 1.000 à 2.500 m²) qui est le plus impacté avec un recul de 50%", détaille Céline Mandart, head of office Agency Brussels.

La proportion d'immeubles neufs (existants ou projets) dans la prise en occupation n'a jamais été aussi élevée: sur le premier semestre, elle s'élevait à 75% dont 11% dans des immeubles existants. Et les candidats locataires font preuve d'un appétit assez vorace pour les immeubles verts, affichant le meilleur score de durabilité (BREEAM Excellent ou Outstanding). Le seconde main n'attire plus, ce qui met la pression sur les propriétaires pour remettre leurs biens à niveau.

"En termes de taux de vacance, on voit peu de changement par rapport à l'année dernière. Mais on s'interroge évidemment sur les surfaces qui vont être libérées", indique Céline Mandart. "La pandémie a accéléré la réorganisation interne de la plupart des corporates qui se demandent comment elles vont pouvoir rappeler leurs employés au bureau. Les entreprises planchent sur une formule de travail hybride, permettant une certaine flexibilité aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. Très certainement, le télétravail sera permis deux à trois jours par semaine. Les sociétés vont donc revoir leur stratégie immobilière, réduire le nombre de m2 et libérer des espaces devenus un peu obsolètes... Y aura-t-il des repreneurs pour ce type de surfaces? Telle est la question".

JLL note enfin une légère augmentation du loyer "en décentralisé".

S'agissant des perspectives, le second semestre s'annonce plus prometteur avec un flux de transactions attendu dans les projets du quartier Nord. "L'année 2021 sera meilleure que 2020, sans toutefois afficher d'euphorie", prévoit Jones Lang Lasalle.

D'autant qu'un nuage sombre pointe à l'horizon... Les coûts de construction ont augmenté de 8% en Belgique en 2020, selon l'International Construction Costs Index 2021 d'Arcadis, en raison de l'augmentation du prix des matières premières et des obligations "durables". Cette tendance à la hausse pourrait être répercutée sur les loyers.

"On observe au niveau du take-up (la prise en occupation d'espaces) une légère hausse de 8%, sur le premier trimestre grâce à de belles transactions, comme celle réalisée par la RTBF (chantier "Build to Suit", 38.000 m2) et l'acquisition du Realex pour le Centre de Conférence de l'Union Européenne (25.500 m²). Cependant il faut nuancer cette performance car le nombre de transactions est en chute de 36% sur un an. Il s'agit surtout du segment des transactions de taille moyenne (de 1.000 à 2.500 m²) qui est le plus impacté avec un recul de 50%", détaille Céline Mandart, head of office Agency Brussels. La proportion d'immeubles neufs (existants ou projets) dans la prise en occupation n'a jamais été aussi élevée: sur le premier semestre, elle s'élevait à 75% dont 11% dans des immeubles existants. Et les candidats locataires font preuve d'un appétit assez vorace pour les immeubles verts, affichant le meilleur score de durabilité (BREEAM Excellent ou Outstanding). Le seconde main n'attire plus, ce qui met la pression sur les propriétaires pour remettre leurs biens à niveau. "En termes de taux de vacance, on voit peu de changement par rapport à l'année dernière. Mais on s'interroge évidemment sur les surfaces qui vont être libérées", indique Céline Mandart. "La pandémie a accéléré la réorganisation interne de la plupart des corporates qui se demandent comment elles vont pouvoir rappeler leurs employés au bureau. Les entreprises planchent sur une formule de travail hybride, permettant une certaine flexibilité aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. Très certainement, le télétravail sera permis deux à trois jours par semaine. Les sociétés vont donc revoir leur stratégie immobilière, réduire le nombre de m2 et libérer des espaces devenus un peu obsolètes... Y aura-t-il des repreneurs pour ce type de surfaces? Telle est la question". JLL note enfin une légère augmentation du loyer "en décentralisé". S'agissant des perspectives, le second semestre s'annonce plus prometteur avec un flux de transactions attendu dans les projets du quartier Nord. "L'année 2021 sera meilleure que 2020, sans toutefois afficher d'euphorie", prévoit Jones Lang Lasalle. D'autant qu'un nuage sombre pointe à l'horizon... Les coûts de construction ont augmenté de 8% en Belgique en 2020, selon l'International Construction Costs Index 2021 d'Arcadis, en raison de l'augmentation du prix des matières premières et des obligations "durables". Cette tendance à la hausse pourrait être répercutée sur les loyers.