Troisième tentative pour la tour-hôtel de Wavre. Une nouvelle demande de permis unique a été déposée le 7 décembre auprès de la Ville de Wavre par la SA Louis Dothey, propriétaire de l'ancienne vinaigrerie L'Étoile. Un avis est attendu pour le printemps. Suivront ensuite les éventuels recours.
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Troisième tentative pour la tour-hôtel de Wavre. Une nouvelle demande de permis unique a été déposée le 7 décembre auprès de la Ville de Wavre par la SA Louis Dothey, propriétaire de l'ancienne vinaigrerie L'Étoile. Un avis est attendu pour le printemps. Suivront ensuite les éventuels recours. Le dossier a alimenté les discussions ce mardi à Louvain-la-Neuve lors du séminaire immobilier de Hemptinne où il était présenté pour la première fois. Cette version a été quelque peu rabotée par rapport aux précédentes. La tour ne culmine plus à 120 mètres de haut, mais bien à 94 mètres (22 étages). Un signal urbain qui tranche avec le paysage ambiant. Le programme est par contre pratiquement inchangé : 204 chambres, 24 apparts-hôtel, une piscine, un jacuzzi, deux restaurants, un centre de fitness et des bureaux. "Nous avons tenu compte des différentes remarques qui ont été avancées dans les cinq recours introduits contre le précédent permis, a expliqué l'architecte Philippe Verdussen (Archi 2000), qui a repris le dossier du bureau Arte Polis. Nous avons donc bon espoir que ce projet soit cette fois accepté. Il s'agit d'un travail architectural intéressant. Cette tour répond de plus aux enjeux de densification voulu par le gouvernement wallon."Si la tour est moins haute qu'espérée pour répondre notamment aux exigences aériennes de la base militaire de Beauvechain, l'un des principaux griefs avancés par le fonctionnaire délégué du Brabant wallon lors de la dernière demande de permis n'est toujours pas rencontré. A savoir le fait que ce projet n'est pas conforme au plan de secteur et qu'il souhaiterait l'élaboration d'un plan communal d'aménagement dérogatoire avant de voir ce projet s'ériger. L'hôtel est en effet situé en zone d'activité économique mixte, ce qui ne correspond pas selon lui à la vocation hôtelière et récréative du dossier. Il y a donc fort à parier que les mêmes remarques seront introduites lors de l'enquête publique.Ajoutons que si le permis est obtenu, le propriétaire, qui n'est pas un promoteur, tentera alors de trouver un développeur.