"Je voulais investir dans l'immobilier à l'étranger, raconte Tom Waterschoot. Là où le soleil brille et la météo se montre clémente. J'ai d'abord pensé à l'Espagne. Puis un jour, j'ai lu dans la presse que le Portugal remontait peu à peu la pente économique et cela m'a semblé une bonne opportunité. "
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"Je voulais investir dans l'immobilier à l'étranger, raconte Tom Waterschoot. Là où le soleil brille et la météo se montre clémente. J'ai d'abord pensé à l'Espagne. Puis un jour, j'ai lu dans la presse que le Portugal remontait peu à peu la pente économique et cela m'a semblé une bonne opportunité. " Tom Waterschoot est devenu un vrai fan du Portugal. Il s'y est rendu pour la première fois en mai 2017. Depuis, il a acquis deux résidences de vacances à la Costa de Prata (la Côte d'Argent), à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. " Ma première idée était de prendre l'avion pour Faro et d'explorer l'Algarve, poursuit-il. Mais j'ai fait changer mon billet d'avion, direction la capitale, et je ne le regrette pas. L'autoroute qui va de Lisbonne à la côte est une pure merveille. Plus je me rapprochais de la Costa de Prata, plus le paysage devenait enchanteur. Car même si la région est touristique, tout est mis en oeuvre pour préserver son authenticité. Pas le moindre building en bord de mer. Ici, l'objectif n'est pas d'attirer le tourisme de masse. " Tim Demeyer est directeur des ventes d'Immo Portugal en Belgique, l'agence immobilière qui a convaincu Tom Waterschoot d'opter pour la Costa de Prata. " Cette région offre un mix très intéressant, confirme-t-il. Une nature intacte, de lon-gues plages de sable fin, une offre culturelle très riche et un climat des plus agréables. " Aux yeux de Tom Waterschoot, la facilité d'accès constitue un atout supplémentaire. " Le vol au départ de la Belgique dure environ deux heures et demie. De l'aéroport de Lisbonne, on prend l'A8 et on y est en une heure de plus. Sans embouteillages. En plus, les billets d'avion ne sont pas très chers. Si on s'y prend à temps, on peut en trouver entre 50 et 120 euros aller-retour. " Tom Waterschoot ne tarit pas non plus d'éloges sur la gastronomie locale et le mode de vie des habitants. " Aucune comparaison avec les Espagnols, dit-il. Les Portugais sont un peu moins exubérants. Ce qui me convient parfaitement car je viens ici pour me détendre. Mais il faut parfois se montrer patient. Demander la carte au restaurant dès qu'on s'assied pour commander rapidement, cela ne marche pas: les Portugais aiment prendre leur temps. " Pour l'achat d'une habitation, la procédure est grosso modo la même qu'en Belgique, témoigne le Belge. Les agents immobiliers doivent être agréés par l'Instituto dos Mercados Públicos, do Imobiliário e da Construção (IMPIC), le pendant de l'Institut professionnel des agents immobiliers (IPI) en Belgique et ils oeuvrent généralement au service de la partie qui cède le bien. La vente définitive est précédée par une convention provisoire appelée contrato promessa compra e venda, comparable à notre compromis. " Un acompte de 10 % est généralement exigé au moment de sa signature" , explique Tim Demeyer. L'acte doit être passé devant notaire. " Mais le rôle de celui-ci est différent. Le notaire portugais est un fonctionnaire. Ses missions et ses responsabilités sont donc relativement limitées. Il est une sorte d'avocat qui effectue les recherches préliminaires. Il vérifie si le vendeur est bien propriétaire du terrain, si le terrain est exempt de dettes et de servitudes. L'acompte sera versé de préférence sur le compte tiers de l'avocat. " Confirmation de Tom Waterschoot : un bon avocat est indispensable pour les étrangers désireux d'acheter au Portugal. " Pour vous guider dans les finesses des réglementations et des lois. Mon avocat m'a également aidé pour toute une série de procédures pratiques comme les différents raccordements aux services de distribution, l'ouverture de comptes en banque, etc. Du fait de la distance et de la barrière de la langue, il faut pouvoir compter sur des personnes de confiance. Un avocat donc, mais aussi un courtier. " L'homme recommande aussi la plus grande prudence lors de l'achat d'un terrain. " Chaque Portugais pense que son terrain est constructible et des pancartes vende se (à vendre, Ndlr) fleurissent un peu partout le long des routes. Commencez toujours par vérifier que la parcelle peut effectivement être bâtie. " " Pour jouer la sécurité, achetez de préférence un terrain dans un lotissement agréé, un loteamento , ajoute Tim Demeyer. Cela permet d'éviter toute mauvaise surprise. L'idéal est de conclure un contrat de construction en même temps que le compromis de vente du terrain. Vous bénéficiez ainsi d'une sécurité juridique en termes de délai de livraison et de budget. " Attention , lors de l'achat d'un logement existant ou d'une parcelle, aux frais forfaitaires (notaire, enregistrement, droit de timbre) vient s'ajouter une taxe de transfert. Le tarif des Imposte Municipal sobre Transamissoes (IMT) dépend de la valeur du bien immobilier et de son utilisation (habitation propre ou seconde résidence) mais tourne généralement autour de 6 %. Quant aux honoraires de l'avocat, comptez 1 à 1,5 % du prix d'achat. La TVA sur une nouvelle construction, elle, s'élève à 23 %. Ce taux de TVA élevé a été imposé après la crise financière de 2008 qui a durement frappé le Portugal. Mais contrairement à l'Espagne, ce pays n'a pas connu de crash immobilier. Les prix, sous pression pendant quelques années, sont prudemment repartis à la hausse dès 2013. " Le Portugal a donc échappé à la fièvre de la construction ", affirme Tim Demeyer. Ici, le prix des habitations est légèrement inférieur à ceux pratiqués en Belgique. Selon le service de statistiques portugais INE, le prix moyen au mètre carré s'établit à 1.171 euros. " Mais le marché immobilier est double, constate Tim Demeyer. Le Portugais moyen peut se permettre de débourser jusqu'à 200.000 euros. Au-delà, le public d'acheteurs est nettement plus international. " Tom Waterschoot a, lui, payé environ 220.000 euros, TVA incluse, pour sa première résidence lusitanienne. La maison de trois chambres, deux salles de bain et piscine se situe dans un lotissement au sud de la ville de Caldas da Rainha. Son deuxième achat - un bien assez semblable -, il l'a effectué près de Laguna d'Obidos, plus près de la mer. " Mais dans cette région, les prix oscillent maintenant autour de 300.000 euros ", affirme Tim Demeyer. Reste la question la plus délicate : une maison au Portugal constitue-t-elle un investissement intéressant ? " Pour le moment, les revenus locatifs suffisent juste à couvrir les frais généraux , reconnaît Tom Waterschoot. Mais j'ai confiance. Je suis sûr que les prix de l'immobilier continueront à grimper sur la Costa de Prata. Je compte donc bien réaliser une plus-value. " Comme le fait remarquer Tim Demeyer, la Costa de Prata est en effet un marché de secondes résidences encore relativement jeune. " Il offre donc un plus grand potentiel de croissance que le marché immobilier plus mature de l'Algarve, par exemple. "