L'envolée des prix semble se poursuivre en 2018. " L'année a commencé en fanfare, confie Filip Dermul, gérant de l'Agence Dermul. Après l'annonce de l'abaissement des droits d'enregistrement, je craignais une certaine hésitation de la part des candidats acheteurs mais il n'en a rien été. Cela tient probablement au fait que la nouvelle réglementation ne concerne pas les secondes résidences. Je pense aussi que bon nombre de candidats se sont dit, à juste titre, qu'ils ne tireraient aucun avantage à attendre cette diminution. Car l'avantage dont ils pourraient bénéficier grâce à la réduction des droits d'enregistrement risque bien d'être annulé par la pressio...

L'envolée des prix semble se poursuivre en 2018. " L'année a commencé en fanfare, confie Filip Dermul, gérant de l'Agence Dermul. Après l'annonce de l'abaissement des droits d'enregistrement, je craignais une certaine hésitation de la part des candidats acheteurs mais il n'en a rien été. Cela tient probablement au fait que la nouvelle réglementation ne concerne pas les secondes résidences. Je pense aussi que bon nombre de candidats se sont dit, à juste titre, qu'ils ne tireraient aucun avantage à attendre cette diminution. Car l'avantage dont ils pourraient bénéficier grâce à la réduction des droits d'enregistrement risque bien d'être annulé par la pression haussière sur les prix induite par cette mesure. " Remarque intéressante : les prix des appartements sur la digue d'Ostende ne suivent pas la même courbe ascensionnelle. Le prix médian a pris 2,2 % à peine pour se fixer à 260.000 euros. Filip Dermul n'est pas surpris. " Les chiffres des notaires englobent les ventes aussi bien des appartements existants que des appartements neufs, explique-t-il. Les prix du bâti neuf sont plus élevés et poursuivent leur progression. Sur la digue, le neuf est plutôt rare et l'évolution des prix s'en ressent. D'autant plus que la plupart des appartements en front de mer sont vétustes. " Mais, précise-t-il, l'immobilier de front de mer offre une sérieuse " plus-value cachée ou latente ". " Une bonne rénovation permet facilement d'augmenter de 30 % la valeur d'un appartement sur la digue. La tendance actuelle est à la rénovation mais tant que ces biens n'arrivent pas sur le marché, le phénomène n'a aucun impact sur les statistiques de prix. " Les chiffres des nouvelles constructions relatifs au marché ostendais, compilés par le bureau d'études de Crombrugghe & Partners, révèlent un tassement des prix de 2,5 % (2.900 euros/m2). Le bureau précise toutefois que le niveau de prix est probablement sous-évalué vu la moins bonne situation des projets pris en compte. Filip Dermul se dit optimiste quant au futur du marché immobilier d'Ostende. " Le pouvoir de séduction d'Ostende est structurel, assure-t-il. La situation est déterminante dans l'immobilier, c'est bien connu. Et qui dit situation, dit proximité. A Ostende, tout est à proximité. La mer, évidemment mais aussi la gare, l'aéroport, l'autoroute, le port de plaisance, l'hôpital, la culture, l'horeca, etc. Sans parler de la diversité, une des caractéristiques d'Ostende. J'ai l'impression que de plus en plus de traqueurs de plus-value commencent à peine à s'en rendre compte. " Filip Dermul parle d'un " virage important " en évoquant le lancement de Sky et des Waves Towers par le groupe immobilier Degroote. Ce dernier n'est pas le seul promoteur ambitieux à Ostende, loin s'en faut. Le tout nouveau quartier Oosteroever prend forme. De l'autre côté de la ville, Immobel vient d'inaugurer la vente du grand projet résidentiel O'Sea. Aucun risque de suroffre, assure Filip Dermul. " Nous avons à faire à des groupes de construction intelligents ", assure-t-il. " L'intérêt des acteurs immobiliers de premier plan pour Ostende est extrêmement positif. " Confirmation de Bart Versluys, gérant du groupe Versluys : " L'intérêt pour Ostende ne cesse de croître. Les candidats affluent pour se rendre compte par eux-mêmes et comparer. C'est très positif. "