Depuis fin 2019, la Banque nationale recommande aux banques belges de se montrer plus prudentes dans l'octroi de prêts hypothécaires, en particulier ceux présentant une quotité élevée, c'est-à-dire la part empruntée par rapport à la valeur du bien.

La nécessité pour l'acheteur, dans certains cas, de devoir mettre sur la table davantage de fonds propres (par exemple 10% du montant de la valeur de l'immeuble) a fait craindre que les recommandations de la BNB ne viennent restreindre l'accès des jeunes Belges à la propriété. Selon la BNB, et contrairement à des informations parues ces derniers mois dans la presse, il n'en est toutefois rien, car les attentes prudentielles avaient justement tenu compte de cette préoccupation légitime et prévu des directives plus souples pour les primo-acquéreurs.

Et la BNB d'avancer des chiffres pour appuyer ce constat: "malgré la crise du coronavirus, l'année dernière a de nouveau été un 'grand cru' pour la production de nouveaux crédits hypothécaires (avec 42 milliards d'euros, elle figure parmi les trois années affichant la production la plus élevée) et la part des jeunes est restée stable, aux environs de 35%". Cette part était de 36% en 2019. Elle a reculé de manière un peu plus prononcée auprès de certaines banques mais d'autres ont toutefois pu s'y substituer. "En fin de compte, si la crise du Covid-19 et ses conséquences pour l'économie ont pu pousser certains (jeunes) emprunteurs à reporter leurs projets immobiliers, les attentes prudentielles de la Banque semblent avoir atteint leur double objectif: réduire la part des prêts plus risqués dans la nouvelle production de crédits hypothécaires et maintenir l'accès au crédit pour les emprunteurs solvables, y compris les primo-acquéreurs", se réjouit la Banque nationale de Belgique.

La BNB peut noter avec satisfaction que le secteur bancaire a globalement tenu compte de ses recommandations. Ainsi, le pourcentage de crédits présentant une quotité ("ratio loan to value, LTV") supérieure à 90%, qui est le seuil de référence appliqué par la Banque nationale, est revenu, pour les primo-acquéreurs, de 45% en 2019 à 30% en 2020 et, pour les autres emprunts pour habitation propre, de 28 à 14%. "Ces pourcentages sont ainsi revenus sous le niveau des marges de tolérance définis par la Banque et selon lesquelles respectivement 35 et 20% de ces deux types de nouveaux crédits hypothécaires peuvent dépasser le seuil de 90% de ratio LTV", observe-t-on.

Le segment des personnes qui empruntent pour acheter des biens immobiliers dans une optique d'investissement ("buy-to-let" ou acheter pour mettre en location) demeure, par contre, "un point d'attention" pour la Banque nationale, qui constate qu'à cet égard, les banques ne satisfont généralement pas encore à ses attentes prudentielles. La part de tels emprunts assortis d'une quotité (ratio LTV) excédant le seuil de 80% a nettement reculé, retombant de 33 à 18%, un niveau toutefois supérieur à la marge de tolérance de 10% définie par la BNB, qui compte discuter de ce point avec les établissements financiers.

Depuis fin 2019, la Banque nationale recommande aux banques belges de se montrer plus prudentes dans l'octroi de prêts hypothécaires, en particulier ceux présentant une quotité élevée, c'est-à-dire la part empruntée par rapport à la valeur du bien. La nécessité pour l'acheteur, dans certains cas, de devoir mettre sur la table davantage de fonds propres (par exemple 10% du montant de la valeur de l'immeuble) a fait craindre que les recommandations de la BNB ne viennent restreindre l'accès des jeunes Belges à la propriété. Selon la BNB, et contrairement à des informations parues ces derniers mois dans la presse, il n'en est toutefois rien, car les attentes prudentielles avaient justement tenu compte de cette préoccupation légitime et prévu des directives plus souples pour les primo-acquéreurs. Et la BNB d'avancer des chiffres pour appuyer ce constat: "malgré la crise du coronavirus, l'année dernière a de nouveau été un 'grand cru' pour la production de nouveaux crédits hypothécaires (avec 42 milliards d'euros, elle figure parmi les trois années affichant la production la plus élevée) et la part des jeunes est restée stable, aux environs de 35%". Cette part était de 36% en 2019. Elle a reculé de manière un peu plus prononcée auprès de certaines banques mais d'autres ont toutefois pu s'y substituer. "En fin de compte, si la crise du Covid-19 et ses conséquences pour l'économie ont pu pousser certains (jeunes) emprunteurs à reporter leurs projets immobiliers, les attentes prudentielles de la Banque semblent avoir atteint leur double objectif: réduire la part des prêts plus risqués dans la nouvelle production de crédits hypothécaires et maintenir l'accès au crédit pour les emprunteurs solvables, y compris les primo-acquéreurs", se réjouit la Banque nationale de Belgique. La BNB peut noter avec satisfaction que le secteur bancaire a globalement tenu compte de ses recommandations. Ainsi, le pourcentage de crédits présentant une quotité ("ratio loan to value, LTV") supérieure à 90%, qui est le seuil de référence appliqué par la Banque nationale, est revenu, pour les primo-acquéreurs, de 45% en 2019 à 30% en 2020 et, pour les autres emprunts pour habitation propre, de 28 à 14%. "Ces pourcentages sont ainsi revenus sous le niveau des marges de tolérance définis par la Banque et selon lesquelles respectivement 35 et 20% de ces deux types de nouveaux crédits hypothécaires peuvent dépasser le seuil de 90% de ratio LTV", observe-t-on. Le segment des personnes qui empruntent pour acheter des biens immobiliers dans une optique d'investissement ("buy-to-let" ou acheter pour mettre en location) demeure, par contre, "un point d'attention" pour la Banque nationale, qui constate qu'à cet égard, les banques ne satisfont généralement pas encore à ses attentes prudentielles. La part de tels emprunts assortis d'une quotité (ratio LTV) excédant le seuil de 80% a nettement reculé, retombant de 33 à 18%, un niveau toutefois supérieur à la marge de tolérance de 10% définie par la BNB, qui compte discuter de ce point avec les établissements financiers.