L'immobilier neuf attire toujours plus d'investisseurs. Aucun chiffre officiel ne circule, mais les observateurs attentifs du marché sont formels : la proportion a encore augmenté. Si l'an dernier, les investisseurs représentaient en moyenne la moitié des acquéreurs d'un appartement neuf dans une nouvelle promotion immobilière, la proportion aurait grimpé à deux tiers ces derniers mois. Et cette envolée, on la doit notamment au contexte particulièrement positif qui règne toujours sur le front de l'immobilier belge.
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L'immobilier neuf attire toujours plus d'investisseurs. Aucun chiffre officiel ne circule, mais les observateurs attentifs du marché sont formels : la proportion a encore augmenté. Si l'an dernier, les investisseurs représentaient en moyenne la moitié des acquéreurs d'un appartement neuf dans une nouvelle promotion immobilière, la proportion aurait grimpé à deux tiers ces derniers mois. Et cette envolée, on la doit notamment au contexte particulièrement positif qui règne toujours sur le front de l'immobilier belge. Un contexte positif. Les taux d'intérêt s'affichent toujours à des niveaux plancher. L'épargne des ménages reste toujours bien garnie (260 milliards d'euros dorment sur les comptes), de quoi multiplier les possibilités. D'autant que peu d'alternatives aussi fiables que l'immobilier se dégagent : les comptes d'épargne ne rapportent plus rien et la Bourse reste friable. " De manière générale, le marché immobilier belge continue donc de surfer sur la vague de la baisse des taux amorcée en 2014, explique Julien Manceaux, senior economist chez ING. Entre février 2014 et avril 2016, le taux d'intérêt pour les emprunts à taux fixe de plus de 10 ans a baissé de 170 points de base, offrant en moyenne 15 % de capacité d'emprunt supplémentaire à mensualité constante. " Les politiques fiscales sont, de leur côté, globalement stables. Une des principales demandes vient du secteur de la construction avec la baisse du taux de TVA de 21 à 6 % pour les opérations de démolition/reconstruction. Ce qui serait bien évidemment favorable à l'immobilier neuf. Le retour du taux variable. Le taux variable reprend des couleurs par rapport au taux fixe. Certes, si vous arrivez avec un certain capital de départ et que votre banque vous octroie un taux fixe autour de 1,20 ou 1,40 %, mieux vaut rester sur ce dernier. Mais le risque du taux variable est aujourd'hui plus limité. Les banques ne peuvent, au maximum, que doubler le taux obtenu. Soit passer de 1,2 % à 2,4 %, dans le pire des scénarios. Des transactions élevées. L'activité immobilière reste très dynamique. Au premier trimestre de cette année, le nombre de transactions était de 8 % plus élevé que durant la même période en 2018, maisons et appartements confondus. Le Brabant flamand connaît une belle envolée (+ 14,4 %), de même que le Brabant wallon (+ 4,9 %) et Bruxelles (+ 5 %). Une preuve de la bonne santé du marché. Des prix en hausse. Le prix moyen d'un appartement neuf de 80 m2 en Brabant wallon est affiché à 234.000 euros, selon les derniers chiffres du bureau d'expertise de Crombrugghe & Partners. Soit une hausse de 1,4 % par rapport au premier trimestre 2018. En Brabant flamand, le prix moyen est de 228.000 euros (+ 2 %). Alors qu'à Bruxelles, il s'élève à 268.000 euros (+ 1,5 % par rapport à l'an dernier). Notons qu'il ne s'agit que du prix théorique. La superficie moyenne d'un appartement bruxellois étant de 92,5 m2, le prix moyen réel est donc plutôt de 310.000 euros. Qu'attendre, dès lors, du second semestre ? Le nombre de transactions devrait rester conséquent. La hausse des prix attendue en 2019, marché neuf et secondaire, est estimée à 2,5 % selon ING. Une hausse qui devrait être un peu plus élevée que l'inflation.