La tendance haussière observée sur le marché immobilier belge se renforce depuis quelques années. Les prix ne connaissent pas une envolée spectaculaire mais gonflent lentement mais sûrement de quelques pour cent chaque année. En chiffres absolus, l'augmentation est palpable. Le prix médian d'une maison de 199.000 euros en 2013 s'élève désormais à 230.000 euros, selon les dernières statistiques de la Fédération royale du notariat belge. Comparé à 2017, le prix médian a grossi de quelque 4,5%.
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La tendance haussière observée sur le marché immobilier belge se renforce depuis quelques années. Les prix ne connaissent pas une envolée spectaculaire mais gonflent lentement mais sûrement de quelques pour cent chaque année. En chiffres absolus, l'augmentation est palpable. Le prix médian d'une maison de 199.000 euros en 2013 s'élève désormais à 230.000 euros, selon les dernières statistiques de la Fédération royale du notariat belge. Comparé à 2017, le prix médian a grossi de quelque 4,5%. Sur le marché des appartements, le renchérissement était plus modeste l'an dernier : plus 2,6% à 195.000 euros. Ce qui revient malgré tout à une majoration de 20.000 euros par rapport à 2013. Le prix du terrain à bâtir a légèrement fléchi (- 0,6%) pour se fixer à 160 euros/m2. Après un tassement de 3% au premier semestre 2018 constaté par les notaires, le marché du terrain à bâtir s'est quelque peu rétabli au second semestre. La palme de la plus forte hausse des prix revient à la Région bruxelloise. Le rebond de 5,3% pousse le prix médian de la maison bruxelloise à 395.000 euros. En Flandre et en Wallonie, la progression se limite à 3%. Le prix médian des maisons s'élève aujourd'hui à 256.500 euros en Flandre et à 165.000 euros en Wallonie. Le Brabant flamand (298.000 euros) et le Brabant wallon (296.977 euros) sont toujours les provinces les plus onéreuses en termes d'immobilier résidentiel. Le Hainaut, pourtant voisin du Brabant flamand, est la province la moins chère avec un prix médian de 140.000 euros pour une maison. Le top 10 des localités les plus coûteuses regroupe quasi exclusivement des communes de Bruxelles et de sa périphérie, à l'exception de Sint-Martens-Latem. La commune verdoyante de la banlieue gantoise, sortie du top 10 l'an dernier, fait son come-back pour occuper la septième place (488.000 euros pour une maison). Woluwe-Saint-Pierre caracole en tête du classement avec un prix médian de 568.000 euros pour une maison, soit une augmentation de 4%. Les habitations de la localité namuroise de Viroinval font figure de lanterne rouge. Le prix médian n'a pas passé la barre des 100.000 euros (88.500 euros) en 2018. La carte du marché des appartements est plus nuancée. Knokke-Heist (368.400 euros) confirme sa position de leader, concurrencé par la commune anversoise de Schilde qui a enregistré une augmentation de prix de 15,5%. Le prix médian d'un appartement s'affiche aujourd'hui à 322.4000 euros. Woluwe-Saint-Pierre occupe la troisième marche du podium avec un prix médian de 318.500 euros. Laurenz Verledens