Si 36% des Belges interrogés habitent déjà à 10 minutes à pied d'un "centre" et de ses services, la moitié des Belges qui se trouvent en dehors des centres-villes (les 64% restant) seraient prêts à diminuer leur espace de vie pour se rapprocher des commodités qu'ils offrent. Environ un tiers (32%) des Belges déclarent ne pas être prêt à faire une telle concession mais 11% se disent prêts à vivre dans un espace 10% plus petit, 13% accepteraient de vivre dans un logement 20% plus petit et 8% dans un espace 30% plus petit.

Une précédente enquête d'ING Belgique avait mis en exergue l'an passé le fait qu'une très grande majorité des professionnels de l'immobilier s'attendent à ce que la surface habitable des appartements diminue dans les cinq prochaines années. Une baisse de la taille des logements permettrait en principe de réduire la pression sur l'accessibilité du bâti neuf exercée par la hausse des prix.

ING Belgique constate deux autres tendances à long terme pour le secteur de la construction: les innovations technologiques, qui rendent les habitations plus "intelligentes", et le "verdissement" grâce, notamment, au principe de l'économie circulaire. Cela peut passer par la réutilisation de certains matériaux mais aussi par l'expérimentation de méthodes circulaires.

Autre piste possible à l'avenir: regrouper des installations d'énergies renouvelables ou de réutilisation/purification de l'eau dans une entité juridique (SPV ou "special purpose vehicle") dont la propriété est séparée juridiquement de celle du bâtiment. Ce SPV peut prendre en charge la gestion énergétique d'un bâtiment et être également responsable de sa maintenance. "Le SPV est une opportunité d'investissement pour les actionnaires (souvent en combinaison avec les fournisseurs d'énergie) et une opportunité de financement pour les propriétaires des appartements de l'immeuble", souligne encore ING.

L'édition 2020 du salon Batibouw se tient dans un contexte qui reste porteur pour le secteur de la construction, qui a atteint un pic de croissance fin 2018, constate encore ING Belgique. L'activité du secteur est soutenue par la croissance du crédit aux particuliers et la présence d'investisseurs particuliers sur le marché des appartements neufs.

La disparition du "woonbonus" en Flandre risque toutefois de peser sur le nombre de permis de bâtir. En Wallonie, la dynamique de croissance reste plutôt molle alors que dans la capitale, le nombre de permis pour de nouveaux appartements risque de ne dépasser la barre des 1.400 en 2019, "ce qui en ferait la troisième année la plus mauvaise des deux dernières décennies", selon ING Belgique, qui souligne que les "difficultés d'obtention de permis et rareté des terrains restent plus que jamais des défis dans la capitale pour maintenir une progression de l'offre de logements face à la formation d'environ 30.000 ménages attendus dans les 10 prochaines années."

Si 36% des Belges interrogés habitent déjà à 10 minutes à pied d'un "centre" et de ses services, la moitié des Belges qui se trouvent en dehors des centres-villes (les 64% restant) seraient prêts à diminuer leur espace de vie pour se rapprocher des commodités qu'ils offrent. Environ un tiers (32%) des Belges déclarent ne pas être prêt à faire une telle concession mais 11% se disent prêts à vivre dans un espace 10% plus petit, 13% accepteraient de vivre dans un logement 20% plus petit et 8% dans un espace 30% plus petit. Une précédente enquête d'ING Belgique avait mis en exergue l'an passé le fait qu'une très grande majorité des professionnels de l'immobilier s'attendent à ce que la surface habitable des appartements diminue dans les cinq prochaines années. Une baisse de la taille des logements permettrait en principe de réduire la pression sur l'accessibilité du bâti neuf exercée par la hausse des prix. ING Belgique constate deux autres tendances à long terme pour le secteur de la construction: les innovations technologiques, qui rendent les habitations plus "intelligentes", et le "verdissement" grâce, notamment, au principe de l'économie circulaire. Cela peut passer par la réutilisation de certains matériaux mais aussi par l'expérimentation de méthodes circulaires. Autre piste possible à l'avenir: regrouper des installations d'énergies renouvelables ou de réutilisation/purification de l'eau dans une entité juridique (SPV ou "special purpose vehicle") dont la propriété est séparée juridiquement de celle du bâtiment. Ce SPV peut prendre en charge la gestion énergétique d'un bâtiment et être également responsable de sa maintenance. "Le SPV est une opportunité d'investissement pour les actionnaires (souvent en combinaison avec les fournisseurs d'énergie) et une opportunité de financement pour les propriétaires des appartements de l'immeuble", souligne encore ING. L'édition 2020 du salon Batibouw se tient dans un contexte qui reste porteur pour le secteur de la construction, qui a atteint un pic de croissance fin 2018, constate encore ING Belgique. L'activité du secteur est soutenue par la croissance du crédit aux particuliers et la présence d'investisseurs particuliers sur le marché des appartements neufs. La disparition du "woonbonus" en Flandre risque toutefois de peser sur le nombre de permis de bâtir. En Wallonie, la dynamique de croissance reste plutôt molle alors que dans la capitale, le nombre de permis pour de nouveaux appartements risque de ne dépasser la barre des 1.400 en 2019, "ce qui en ferait la troisième année la plus mauvaise des deux dernières décennies", selon ING Belgique, qui souligne que les "difficultés d'obtention de permis et rareté des terrains restent plus que jamais des défis dans la capitale pour maintenir une progression de l'offre de logements face à la formation d'environ 30.000 ménages attendus dans les 10 prochaines années."