La crise du coronavirus pourrait-elle ébranler le marché européen des secondes résidences ? De l'avis des professionnels du secteur, les qualités intrinsèques des pays de vacances importent plus qu'une crise sanitaire passagère. Les biens accessibles uniquement en avion risquent toutefois de trouver plus difficilement preneurs.

Depuis quelques années, de nombreux Belges rêvent d'une seconde résidence à l'étranger, une tendance interrompue brutalement par la crise du coronavirus. Avec la réouverture des frontières, ils se remettent en quête de leur petit coin de paradis. La plupart des candidats acheteurs sont toutefois nettement moins pressés. La pandémie a en effet au moins un avantage : hier en hausse, les prix sont repartis à la baisse. Résultat : ce ne sont plus les vendeurs mais les acheteurs qui ont la main. La chance de réaliser une bonne affaire est donc bien réelle - plus que l'an dernier en tout cas - à condition de ne pas acheter n'importe quoi à n'importe qui et de tenir compte de risques inédits.

Terrain préféré des Belges qui rêvent d'une seconde résidence à l'étranger, l'Espagne a été durement touchée par le Covid-19. Le pays conserve malgré tout ses atouts à long terme, même si la crise sanitaire risque de pousser les prix à la baisse pendant un certain temps. La consigne reste toutefois claire : renseignez-vous et sachez négocier si vous ne voulez pas que l'achat de votre petit coin de paradis se transforme en cauchemar.