La moitié de ces bâtiments datant du XVIIIème et XIXème siècles et appartenant à l'Etat, seront transformés en "domiciles ou en petits hôtels et l'autre moitié sera louée à des magasins", a indiqué à l'AFP Maria Michailidou, directrice du service archéologique de l'archipel de Dodécanèse, dont Rhodes est le chef-lieu.

Bien que ces quatorze bâtiments ne soient pas inclus dans la liste du patrimoine de l'Unesco, leur restauration est soumise à des restrictions spéciales, selon le ministère.

"Il s'agit en majorité de bâtiments abandonnés, qui doivent être restaurés par les locataires", a-t-on précisé de même source.

Rhodes est la plus grande île de l'archipel de Dodécanèse dans le sud-est de la mer Egée et l'une des destinations touristiques les plus prisées en Grèce.

L'île a été occupée par l'ordre des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem entre 1309 et 1523 avant leur départ pour Malte lors de l'invasion par les Ottomans.

La vieille ville de Rhodes est l'un des sites médiévaux grecs les plus prestigieux, un mélange d'architecture gothique, mosquées, bains publics et autres bâtiments ottomans.

La période de location serait de douze ans pour les domiciles et de six ans pour des magasins ou sièges professionnels avec la possibilité de prolongement pour une durée de six ans.

Les détails de l'offre seront publiés dans un mois, selon le ministère qui n'a pas fourni d'autres précisions sur les recettes attendues de cette opération.