Il ressort du baromètre des notaires que le prix des maisons a atteint des sommets en 2016 à Blankenberge ; il a grimpé de 23,9 % pour s'établir à 247.725 euros. Le prix des appartements est resté stable à 180.000 euros. Etrangement, ceux qui sont situés sur la digue sont moins cotés (170.000 euros, +2,7 %). Ce segment a connu une baisse des prix de pas moins de 14 % ces cinq dernières années.
...

Il ressort du baromètre des notaires que le prix des maisons a atteint des sommets en 2016 à Blankenberge ; il a grimpé de 23,9 % pour s'établir à 247.725 euros. Le prix des appartements est resté stable à 180.000 euros. Etrangement, ceux qui sont situés sur la digue sont moins cotés (170.000 euros, +2,7 %). Ce segment a connu une baisse des prix de pas moins de 14 % ces cinq dernières années. " Cette observation traduit la tendance observée ces derniers temps, commente Sven Vandergunst de Immo Blankenberge. Les gens évitent la digue car il n'y a pas de soleil. Ils optent de préférence pour les appartements près du club de tennis ou du port de plaisance qui est désormais le quartier le plus cher de Blankenberge. Les appartements de la Franchommelaan et de la Leopoldlaan, qui donnent sur ce quartier et offrent parfois même une vue sur Bruges, se vendent très rapidement. S'ils sont en parfait état, vous pouvez compter 4.700 euros/m2. Dans le centre de la ville, ils se vendent pour moins de la moitié. Pour un premier logement sous les 200.000 euros, le Blankenbergeois cherchera dans les coins moins touristiques. " Sven Vandergunst décrit une évolution profonde de l'image de la " Perle de la côte " (pour citer le chanteur Hugo Matthysen dans Blankenberge, Blankenberge, wondermooie stad). Pour les touristes anversois, Blankenberge était autrefois considérée comme le Benidorm de la côte belge. La digue était même parfois partiellement fermée pendant la basse saison. " Mais les secondes résidences sont devenues des résidences principales, signale Sven Vandergunst. Les jeunes pensionnés qui vendent leur maison à présent trop spacieuse se retrouvent avec un excédent financier. A la banque, cet argent ne rapporte rien, ils estiment donc qu'ils feraient mieux d'en profiter et espèrent en tirer une plus-value. Ils achètent un bien à la mer, où ils pourront recevoir leurs enfants et petits-enfants. Alors que Blankenberge était morte en hiver auparavant, elle revit maintenant grâce à ces nouveaux habitants qui dépensent volontiers leurs deniers dans l'horeca. Les fêtes de Carnaval, d'Halloween et diverses manifestations culturelles font aujourd'hui bouger Blankenberge en basse saison. Et lorsqu'ils sortent, ces nouveaux Blankenbergeois prennent le tram ou le train pour sillonner le reste de la côte ou aller rendre visite à leurs amis dans les terres. Ils n'ont pas besoin de voiture. Blankenberge est donc tout sauf une maison de repos. " Les appartements neufs sont vendus pour 3.050 euros/m2. Ce prix n'a guère évolué au cours de l'année écoulée. Les promoteurs de Blankenberge sont ceux qui proposent les plus petits appartements de la côte, leur superficie moyenne étant de 85 m2. Voilà déjà un certain temps que les constructions neuves sont peu prisées à Blankenberge, à l'exception du prestigieux projet Royal Gardens de la Compagnie du Zoute. Grâce à ce projet de 93 appartements, la Compagnie est désormais plus active à Blankenberge que chez elle, à Knokke-Heist. Il ne reste plus que quatre duplex à vendre. " Ces derniers duplex partent moins bien en raison de leur taille et de leur valeur absolue, qui est très élevée pour le marché blankenbergeois : entre 400 et 500.000 euros, explique Joris Vrielynck, directeur développement de projets à la Compagnie. " La première phase s'est très bien déroulée, complète l'agent immobilier Sven Vandergunst, qui vend également ces appartements. Le fait que la Compagnie descende de Knokke jusqu'à Blankenberge montre que la ville recèle aussi du potentiel pour les investisseurs. " Au moment d'écrire ces lignes, nous ne savions pas encore si la Compagnie avait déjà obtenu un permis pour la phase ultérieure du projet Royal Gardens, baptisée The Pavillon. Il est question de 38 studios, appartements une et deux chambres. La superficie moyenne est de 104 m2 et le prix de vente estimé s'élève à 3.000 euros/m2.