Cela peut facilement représenter entre 500 et 1.000 euros par an, explique l'Open Vld Rik Daems ( photo), cosignataire avec Koen Van den Heuvel (CD&V) et Jos Lantmeeters (N-VA) d'une proposition de décret permettant aux communes de réduire le précompte immobilier dans certains quartiers déshérités afin d'y faire revenir les habit...

Cela peut facilement représenter entre 500 et 1.000 euros par an, explique l'Open Vld Rik Daems ( photo), cosignataire avec Koen Van den Heuvel (CD&V) et Jos Lantmeeters (N-VA) d'une proposition de décret permettant aux communes de réduire le précompte immobilier dans certains quartiers déshérités afin d'y faire revenir les habitants. " Des études ont déjà montré que cela ne suffira pas pour repeupler les centres-villes ", observe Jan Leroy, administrateur directeur de l'Association flamande des villes et communes (VVSG) qui s'interroge également sur la rupture du principe d'égalité qu'introduit la proposition. Il faudra, en effet, définir des limites et celui dont la maison tombe juste en dehors risque de se sentir discriminé et dès lors d'intenter une action en justice. S'y ajoute le risque de voir déraper au niveau informatique un système qui rapporte de manière quasi automatique quelque 2,3 milliards par an et déjà, une contestation venue - mais sans doute est-ce un hasard ? - de Louvain, ville où le libéral Rik Daems, l'un des initiateurs de la proposition, est candidat bourgmestre. Echevin des Finances et de l'Aménagement du territoire, le CD&V Carl Devlies a immédiatement fait savoir que ce projet était inadapté aux réalités du terrain. Le centre-ville " est en train de redevenir hype ", explique-t-il avant de formuler une contre-proposition qui ratisse large : réduire le précompte immobilier sur toutes les premières et principales habitations. Dans la foulée, l'échevin louvaniste suggère une exonération totale de précompte immobilier durant trois ou cinq ans afin de permettre aux jeunes d'acquérir un premier logement.