Ce carnet de commandes bien fourni doit environ 1 milliard de promesses à l'acquisition de l'Australien Watpac, récemment finalisée. Les commandes sont par ailleurs bien équilibrées, relève M. Vandenberghe. Le montant des projets est assez semblable en Australie, au Moyen-Orient et en Europe, qui sont les principaux marchés du groupe. Près de 66% des commandes concernent le core business: la construction, tandis que 23,9% relèvent du génie civil.

Et les premiers mois de 2019 ont également déjà amené leur lot de projets: Besix a notamment décroché le contrat du pavillon belge pour l'Expo universelle de Dubaï (2020), mais également celui du pavillon français. Le groupe est aussi assuré de bâtir un nouveau gratte-ciel à Dubaï et deux tours résidentielles à La Haye.

"Ce n'est pas parce que l'on vient d'un petit pays que l'on ne peut pas exceller", se réjouit Rik Vandenberghe. "Regarder les Diables rouges, regarder l'équipe nationale de hockey, regarder Besix. Tous prêts à conquérir le monde." Mais, contrairement aux deux premiers, peut-être pas dans l'immédiat. "Nous venons de boucler la plus grande acquisition de l'histoire de Besix. Toute notre attention est fixée sur l'Australie pour le moment", nuance-t-il. Autrement dit, le continent américain ne fera pas l'objet d'une offensive à court terme. "Il n'y a pas d'intention actuelle de faire de nouvelles grandes acquisitions."

En termes humains, l'entreprise a gonflé en 2018 ses effectifs de près de 700 personnes et en emploie désormais 15.190 à travers le monde.

De retour en Belgique, l'année 2018 aura également marqué l'entrée du groupe dans le monde des médias. Besix a investi dans la future chaîne d'informations en continu LN24. "Charmé par l'initiative et la solidité du projet", Besix en a acquis 32% du capital, tout comme Belfius. Deux autres partenaires (Ice-Patrimonials et Daoust) ont pris 6% de participation chacun, le reste étant aux mains des initiateurs.