Bart De Wever renvoie au Betonstop, qui a fini par être reporté au prochain gouvernement flamand en vue d'être exécuté dans un cadre juridique plus large.

"Au lieu d'un stop au béton, un nouveau béton permettrait peut-être d'apporter une meilleure réponse à ce défi", estime Bart De Wever tout en faisant référence au ciment romain qui a révolutionné l'architecture sur le plan technique.

"Le gouvernement flamand a dépensé 400 millions, entre autres pour une étude sur la transformation du CO2 en marbre. L'innovation constitue une meilleure réponse au défi climatique que les prévisions apocalyptiques."

La ville, ce propriétaire foncier

À une question sur les logements à prix abordables, le bourgmestre a répondu que sa ville lance un projet pilote dans lequel le droit de superficie pour les acquéreurs n'est que de 99 ans. Les terrains restent la propriété de la ville. "Ce montage permet de réduire le prix d'un tiers", estime-t-il. "Cette formule remporte un certain succès aux Pays-Bas. Je suis curieux de voir si elle peut fonctionner en Flandre. En tant que gros propriétaire foncier, la ville peut jouer un rôle important dans l'offre de logements abordables."

Quand on lui a demandé si une diminution du nombre de mètres carrés obligatoires par habitation pouvait faire baisser le prix, Bart De Wever a rétorqué que ces normes ont été instaurées pour attirer un public spécifique comme les ménages à revenu unique ou à double revenu. "Le but n'est pas de voir ces nouveaux projets achetés en totalité par des ouvriers du bâtiment d'Europe de l'Est", a-t-il répliqué. "On peut éventuellement construire plus petit, mais sans sacrifier la qualité. "

Traduction : virginie·dupont·sprl