"Les aspects séduisants de 'paritaire' et de 'discussions propriétaires-locataires' au mieux révèlent un idéalisme naïf et au pire cachent de nombreux pièges et nous nous y sommes toujours opposés", rappelle le SNPC.

Le syndicat, reçu début juin par les négociateurs bruxellois, critique une nouvelle fois le "mécanisme de conciliation locative gratuite". Le SNPC l'avait dit, martèle-t-il, "il est contre" la mise en place d'une commission paritaire composée de représentants des bailleurs et des locataires. "Il ne peut être question de quelque manière que ce soit d'empêcher les bailleurs d'aller en justice ou de leur mettre des obstacles pour ce faire", avance le syndicat pour argument.

Le SNPC remet par ailleurs en cause la volonté du gouvernement de ne faciliter que l'accompagnement des locataires devant les Justices de paix. "Et pourquoi pas pour les bailleurs ? ", demande-t-il. "Tenant compte du fait que les associations de défense des locataires sont multiples et pour la plupart subsidiées par les pouvoirs publics - contrairement à la seule association de défense des propriétaires - nous nous étonnons de voir ainsi ces pouvoirs publics financer la défense des locataires contre les propriétaires."

Enfin, l'organisation redoute la lutte contre les "loyers abusifs" et interpelle le nouvel exécutif sur "les loyers inférieurs à ceux proposés par les grilles". "Nous l'avons dit et redit, l'approche ne sera pas à sens unique en matière de grilles indicatives ou autres des loyers", prévient encore le syndicat.