Succès au salon

Pour cette troisième édition, le public était au rendez-vous. " On ne cesse de croître. C'est notre troisième édition. La première année, nous avons accueilli un peu moins de 6.000 personnes, la suivante 9.700 et cette année, nous avons reçu 11.625 visiteurs ", calcule Renaud Fraiture, l'organisateur de l'événement. Pour accroître sa visibilité, le salon est associé, depuis sa création, à celui de la photo. " Ce sont deux domaines très complémentaires. Cela avait donc du sens de se mettre ensemble ", précise l'organisateur.
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Pour cette troisième édition, le public était au rendez-vous. " On ne cesse de croître. C'est notre troisième édition. La première année, nous avons accueilli un peu moins de 6.000 personnes, la suivante 9.700 et cette année, nous avons reçu 11.625 visiteurs ", calcule Renaud Fraiture, l'organisateur de l'événement. Pour accroître sa visibilité, le salon est associé, depuis sa création, à celui de la photo. " Ce sont deux domaines très complémentaires. Cela avait donc du sens de se mettre ensemble ", précise l'organisateur.Le rendez-vous était d'autant plus important pour l'organisateur qu'il s'agissait de la première édition depuis la mise en place d'une législation sur l'utilisation des drones en Belgique, en avril 2016. " Le ministre de la Mobilité, qui est en charge de ce dossier est d'ailleurs venu au salon. Nous avons pu présenter nos remarques même si, dans l'ensemble, le texte est bon ", continue Renaud Fraiture, qui est également responsable de l'une des plus importantes écoles de pilotage de drone du pays. Pour lui, ce premier texte était devenu indispensable. " La Belgique était très en retard. Le cadre mis en place est vraiment exigeant mais ce n'est pas un problème. Lorsqu'il y aura une régulation européenne, ce qui arrivera, la législation belge ne devra pas être plus contraignante ", poursuit Renaud Fraiture.Les drones sont de plus en plus sophistiqués. Désormais, une très large gamme existe, permettant de répondre à toutes les demandes. " Sur le salon, le premier drone jouet était en vente à 34 euros tandis que le plus cher coûtait 185.000 euros ", sourit l'organisateur. Aujourd'hui, les derniers développements concernent l'automatisation. Les technologies " embarquées " sont également de plus en plus à la pointe. " Aujourd'hui, on peut obtenir des photos de 35 millions de pixels qui permettent, par exemple, d'observer des microfissures. Certains appareils sont aussi équipés de capteurs ultrason ou de caméra thermique ", détaille le spécialiste. Autant d'innovations qui modifient certains métiers. " Nous avons, par exemple, formé des travailleurs de chez Elia afin qu'ils puissent vérifier l'état des poteaux électriques via un drone plutôt que monter les contrôler un à un ", explique le responsable de l'école de pilotage.Le salon du drone était également un rendez-vous important pour les professionnels. A cette occasion, les organisateurs ont décidé de mettre en place un espace spécifique, destiné aux rencontres B to B. " Ce fut un vrai succès. Chaque professionnel s'inscrivait en précisant ses compétences et ce qu'il recherchait. Il avait ensuite accès aux fiches de présentation des autres participants. Avant le salon, ils pouvaient ainsi prévoir des réunions ", explique Barbara Andreani, la responsable de l'événement B to B. Plus de 230 rendez-vous ont ainsi pu être organisés durant deux jours, ce dont se réjouit la responsable. " Il y avait beaucoup d'acteurs internationaux qui n'ont pas spécialement énormément de temps, c'était donc une excellente solution de pouvoir tout organiser à l'avance ". Ces speed datings n'ont d'ailleurs pas intéressé que les acteurs du domaine. L'ambassade du Canada ou l'hôpital Erasme figuraient aussi parmi les participants. L'intérêt pour cet objet volant n'a visiblement pas de limite.La technologie du drone n'a pas attendu la législation pour s'installer dans le paysage belge. " On ressent qu'un business existe depuis 2014. Le drone permet de créer de nouveaux métiers ou devient une aide efficace pour d'autres ", précise le responsable du salon. L'absence de législation a toutefois un peu freiné le développement dans le royaume. " Mais la technologie évolue tellement rapidement que le retard est très vite rattrapable ", souligne encore Renaud Fraiture. Une bonne nouvelle lorsque l'on observe les prévisions de croissance du secteur. L'entreprise de consultance PwC s'est penchée sur le sujet. Dans une étude datant de l'année dernière, l'entreprise estimait que l'utilisation commerciale des drones représentera un marché potentiel, à l'échelle planétaire, de plus de 127 milliards de dollars. PwC précise également que ce nouveau marché pourra être pleinement exploitable d'ici 2020.Par Arnaud Martin.