Récente lauréate de la première édition du prix "Innovators Under 35", récompensant de jeunes innovateurs, la Belge Catherine De Wolf s'est fixé un objectif : lutter contre le réchauffement climatique en diminuant l'impact CO2 du secteur de la construction. Cette ingénieure architecte de 25 ans fait partie du programme "Building Technology" au sein du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology). Dans le cadre de son doctorat, elle vient de créer une base de données destinée aux architectes et ingénieurs. Cette plateforme quantifie les émissions de CO2 dégagées lors de la construction et l'utilisation d'un bâtiment. "L'idée est de mesurer le CO2 émis durant le cycle de vie complet d'un bâtiment", explique la jeune femme. Le calcul prend en compte le CO2 rejeté lors de l'extraction et du transport des différents matériaux nécessaires à la construction. Jusqu'à celui dégagé lors de l'éventuelle destruction de la structure. "Ces vingt dernières années, beaucoup d'innovations ont permis d'améliorer l'efficience énergétique des bâtiments: isolation, pompes à chaleur. Mais peu de choses ont été faites pour réduire les émissions associées à la construction elle-même", explique la chercheuse.

Plateforme interactive

Grâce à cette interface, les architectes et ingénieurs peuvent comparer leurs projets avec des constructions aux caractéristiques similaires, déjà incorporées sur la plateforme. Le but est de calculer l'impact que leur structure aura sur l'environnement. La base de données comprend les "caractéristiques CO2" de près de 200 bâtiments. Dont le stade olympique de Pékin (le fameux "nid d'oiseau"), ou le Burj Khalifa de Dubaï, plus grand building du monde. "L'objectif est d'augmenter ce nombre en bénéficiant des apports successifs des participants", ajoute Catherine De Wolf. La doctorante travaille sur le développement d'un outil qui aiderait les professionnels à calculer les effets environnementaux de toutes leurs décisions de construction. "Il s'agit de mettre en place une méthode globale pour créer le bâtiment le moins énergivore possible", raconte-t-elle. Une technique permettant aux architectes et ingénieurs d'échanger sur les formes, les structures ou encore les propriétés des matériaux et bâtiments. Afin d'en rendre la conception eco friendly. Une nécessité, quand on sait que 36% des émissions de CO2 dans l'UE proviennent du secteur de la construction.

Pour la beauté du geste ?

Pour étoffer ses outils et mettre à jour sa plateforme, Catherine De Wolf espère obtenir de nouveaux sponsors, et engager une équipe. Les prémices d'une start-up ? La Belge s'en défend. Elle affirme ne pas avoir l'intention de tirer profit économiquement de sa base de données. Elle aimerait qu'un maximum de professionnels puisse y avoir accès. Pour la consulter et y contribuer activement. "La plateforme a vocation à préserver l'environnement. C'est la raison pour laquelle elle est entièrement gratuite actuellement", stipule la principale intéressée. "Toutefois, il faut reconnaître que dans certains cas, un outil de conception fonctionne mieux quand il est payant (plus de crédibilité, meilleure maintenance avec une équipe qui travaille dessus 24h/24h,...). Mais j'espère conserver le modèle tel qu'il est." Ni profit, ni société donc. Pour l'instant...

Augustin Lippens

Récente lauréate de la première édition du prix "Innovators Under 35", récompensant de jeunes innovateurs, la Belge Catherine De Wolf s'est fixé un objectif : lutter contre le réchauffement climatique en diminuant l'impact CO2 du secteur de la construction. Cette ingénieure architecte de 25 ans fait partie du programme "Building Technology" au sein du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology). Dans le cadre de son doctorat, elle vient de créer une base de données destinée aux architectes et ingénieurs. Cette plateforme quantifie les émissions de CO2 dégagées lors de la construction et l'utilisation d'un bâtiment. "L'idée est de mesurer le CO2 émis durant le cycle de vie complet d'un bâtiment", explique la jeune femme. Le calcul prend en compte le CO2 rejeté lors de l'extraction et du transport des différents matériaux nécessaires à la construction. Jusqu'à celui dégagé lors de l'éventuelle destruction de la structure. "Ces vingt dernières années, beaucoup d'innovations ont permis d'améliorer l'efficience énergétique des bâtiments: isolation, pompes à chaleur. Mais peu de choses ont été faites pour réduire les émissions associées à la construction elle-même", explique la chercheuse. Plateforme interactiveGrâce à cette interface, les architectes et ingénieurs peuvent comparer leurs projets avec des constructions aux caractéristiques similaires, déjà incorporées sur la plateforme. Le but est de calculer l'impact que leur structure aura sur l'environnement. La base de données comprend les "caractéristiques CO2" de près de 200 bâtiments. Dont le stade olympique de Pékin (le fameux "nid d'oiseau"), ou le Burj Khalifa de Dubaï, plus grand building du monde. "L'objectif est d'augmenter ce nombre en bénéficiant des apports successifs des participants", ajoute Catherine De Wolf. La doctorante travaille sur le développement d'un outil qui aiderait les professionnels à calculer les effets environnementaux de toutes leurs décisions de construction. "Il s'agit de mettre en place une méthode globale pour créer le bâtiment le moins énergivore possible", raconte-t-elle. Une technique permettant aux architectes et ingénieurs d'échanger sur les formes, les structures ou encore les propriétés des matériaux et bâtiments. Afin d'en rendre la conception eco friendly. Une nécessité, quand on sait que 36% des émissions de CO2 dans l'UE proviennent du secteur de la construction. Pour la beauté du geste ?Pour étoffer ses outils et mettre à jour sa plateforme, Catherine De Wolf espère obtenir de nouveaux sponsors, et engager une équipe. Les prémices d'une start-up ? La Belge s'en défend. Elle affirme ne pas avoir l'intention de tirer profit économiquement de sa base de données. Elle aimerait qu'un maximum de professionnels puisse y avoir accès. Pour la consulter et y contribuer activement. "La plateforme a vocation à préserver l'environnement. C'est la raison pour laquelle elle est entièrement gratuite actuellement", stipule la principale intéressée. "Toutefois, il faut reconnaître que dans certains cas, un outil de conception fonctionne mieux quand il est payant (plus de crédibilité, meilleure maintenance avec une équipe qui travaille dessus 24h/24h,...). Mais j'espère conserver le modèle tel qu'il est." Ni profit, ni société donc. Pour l'instant...Augustin Lippens