La Belgique, leader mondial dans l'univers des... robots ? Quand on entend Fabrice Goffin et Tommy Deblieck, les deux co-fondateurs de la société ZoraBots... on peine à le croire. Pourtant, ils l'affirment haut et fort "Zora Bots est actuellement le leader mondial dans le développement de logiciels pour robots humanoïdes". Et à y regarder de plus près, on voit en effet que la firme située à Ostende s'est déjà fait un nom dans le milieu des robots humanoïdes que l'on retrouve par exemple dans des hôpitaux, des maisons de retraite, des bibliothèques. Ils servent à accueillir les clients, à réaliser des activités avec les patients, etc.
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La Belgique, leader mondial dans l'univers des... robots ? Quand on entend Fabrice Goffin et Tommy Deblieck, les deux co-fondateurs de la société ZoraBots... on peine à le croire. Pourtant, ils l'affirment haut et fort "Zora Bots est actuellement le leader mondial dans le développement de logiciels pour robots humanoïdes". Et à y regarder de plus près, on voit en effet que la firme située à Ostende s'est déjà fait un nom dans le milieu des robots humanoïdes que l'on retrouve par exemple dans des hôpitaux, des maisons de retraite, des bibliothèques. Ils servent à accueillir les clients, à réaliser des activités avec les patients, etc. Durant l'été, la start-up a d'ailleurs annoncé un partenariat de taille: c'est elle qui va désormais équiper, grâce à son logiciel maison, les robots du géant japonais Softbank. C'est également ZoraBots qui obtient la distribution du robot dans le Benelux. L'entreprise développe donc à la fois des logiciels équipant des robots humanoïdes, distribue ceux de Softbank (au total, elle a déjà installé plus de 1.000 robots), mais elle développe aussi ses propres robots, qui n'ont pas la forme humaine et qui sont davantage axés sur l'Internet des objets. C'est par exemple le cas de son 'Billy Billy', un pot de fleurs intelligent qui parle et assiste les personnes âgées dans leur vie quotidienne.Le business model de l'entreprise aujourd'hui ? La vente de robots et les licences de logiciels. Un robot Nao, tout équipé (le robot, le logiciel, le service) coûte environ 15.000 euros. En 2016, la firme a généré un chiffre d'affaires de moins de 2 millions, mais il s'élève, d'après Zora Bots, à 3 millions sur la première partie de 2017. Ainsi, la firme belge est en train de prendre une place importante sur un marché qui, jusqu'ici, a tardé à se développer, mais commence à frémir. La robotique de service n'est pas encore très développée, mais elle pourrait exploser. "On veut vendre le maximum de logiciels. Comme ça, les gens sont habitués à notre technologie. Un peu comme Microsoft l'a fait en somme", illustrent les deux fondateurs de ZoraBots. Des entreprises asiatiques actives dans le secteur des robots demandent d'ailleurs à être équipées de ces logiciels. "On a quelque chose que personne d'autre n'a! ", s'exclame Fabrice Goffin. La firme, fondée voici quatre ans, avait reçu en début d'année une offre d'investissement par un acteur chinois. Ce dernier avait proposé 10 millions d'euros pour prendre une participation majoritaire dans Zora Bots. Mais la firme belge a réussi à rester belge grâce à l'intervention du compère de Marc Coucke, Bart Versluys, qui y a investi personnellement 5 millions d'euros pour 25% de la firme. Mais les fondateurs continuent de recevoir des sollicitations. Selon eux, un grand groupe asiatique serait prêt à entrer dans Zora Bots. Mais le timing a changé et le contrat d'exclusivité avec Softbank aurait fait exploser la valeur de la jeune pousse. Ils avancent une valorisation de l'ordre de... 200 millions d'euros. Même si le deal n'a pas encore été conclu, un rachat partiel ne ferait que booster l'engagement de davantage de programmeurs et d'ingénieurs ici en Belgique, prédit Fabrice Goffin. Il s'interroge toutefois sur la mainmise asiatique dans les nouvelles technologies. "Il y a énormément d'innovation en Belgique. Toutes les entreprises, belges ou européennes, sont-elles vouées à se retrouver dans des mains venues d'Asie? ", se demande-t-il, évoquant des répercussions économiques à long terme. "Nous sommes Belges et entendons le rester, même avec nos ambitions mondiales", martèle en tous les cas le co-fondateur de Zora Bots. Un appel du pied à l'écosystème belge pour trouver des fonds et rester 100% belge ?