Le succès planétaire de l'application de rencontre Tinder a de quoi faire rêver : avec ses 50 millions d'inscrits dont 4 millions qui paieraient pour utiliser le service, l'appli aurait généré pas moins de 880 millions de dollars de revenus en 2018. Si ces données sont des estimations, elles donnent une idée du phénomène. Mais derrière le chiffre, l'appli intéresse surtout par sa mécanique à " faire des matchs ". Permettre aux gens de trouver des personnes avec lesquelles ils sont en adéquation. Le principe n'est, du reste, pas propre à l'application de rencontre. Le ciblage devient le maître-mot dans l'univers digital : Google et Facebook ciblent au maximum la publicité pour qu'elle devienne pertinente pour chaque utilisateur et donc plus performante, Netflix améliore ses recommandations de films et séries pour chaque spectateur, etc. Ces tendances inspirent pas mal de nouvelles initiatives, dans des domaines très différents. Deux exemples.
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Le succès planétaire de l'application de rencontre Tinder a de quoi faire rêver : avec ses 50 millions d'inscrits dont 4 millions qui paieraient pour utiliser le service, l'appli aurait généré pas moins de 880 millions de dollars de revenus en 2018. Si ces données sont des estimations, elles donnent une idée du phénomène. Mais derrière le chiffre, l'appli intéresse surtout par sa mécanique à " faire des matchs ". Permettre aux gens de trouver des personnes avec lesquelles ils sont en adéquation. Le principe n'est, du reste, pas propre à l'application de rencontre. Le ciblage devient le maître-mot dans l'univers digital : Google et Facebook ciblent au maximum la publicité pour qu'elle devienne pertinente pour chaque utilisateur et donc plus performante, Netflix améliore ses recommandations de films et séries pour chaque spectateur, etc. Ces tendances inspirent pas mal de nouvelles initiatives, dans des domaines très différents. Deux exemples. " Quand on est la cible de son propre produit, on sait mieux ce dont on a besoin ", lance Frédéric Leidgens, team manager du Royal Antwerp Football Club, qui se lance en parallèle dans l'aventure start-up. L'homme, précédemment team manager des Rouches, navigue dans l'univers du ballon rond depuis des années. Des matchs amicaux, il en a organisé des dizaines pour ses équipes durant sa carrière. " Cela prend souvent beaucoup de temps, commente Frédéric Leidgens. Il faut trouver les équipes qui sont proches de vous lorsque vous êtes en déplacement, organiser le timing, etc. " Il décide alors de simplifier les démarches en faisant appel au digital et en mettant au point une application mobile qui permettrait aux clubs de foot de trouver des " matches "... dans les deux sens du terme. " Imaginez que vous cherchez un match amical pour votre club en Allemagne dans les 10 premiers jours de juillet, détaille Frédéric Leidgens. Il est très compliqué de savoir quelles équipes se trouvent à proximité durant cette période-là, qui cherchent aussi à jouer des matches amicaux. " Via l'application, les clubs encoderaient leurs recherches et leurs disponibilités et Find-Your-Match leur permettrait de se retrouver, selon leurs critères et leur localisation. Simple. Pour l'instant, il ne s'agit encore que d'un projet. Mais " tout est prêt ", insiste le team manager du RAFC qui a déjà réalisé toute la feuille de route de l'application et identifié les développeurs qui donneront vie à son idée. L'homme croit dur comme fer dans son projet et est à la recherche de (maximum) 500.000 euros pour former l'équipe et financer le développement et le démarchage commercial. La base de données sera fondamentale pour faire de l'application un succès. Il faudra, en effet, du volume pour que l'appli puisse proposer des solutions de matches amicaux à chaque club, selon ses besoins. Mais Frédéric Leidgens se montre confiant. " Il sera facile pour moi d'aller trouver les utilisateurs puisque je suis en contact régulier avec eux ", dit-il. Dans un premier temps, il vise l'Europe mais insiste sur la taille de son futur marché. " On compte 1,75 million d'équipes dans le monde toutes divisions confondues. A raison de 15 à 20 matches par saison, vous imaginez le nombre de matches potentiels ", calcule le team manager. Au niveau du business model, Find-Your-Match sera gratuit à l'inscription et pour la recherche. Ce n'est que lorsque le match sera confirmé que les équipes payeront. Pour l'instant, le pricing n'est pas encore établi. " Il n'est effectivement pas encore 100% défini, admet Frédéric Leidgens. C'est le marché qui fixera le prix. Cela pourrait varier selon les divisions et l'envergure des clubs et ça ira probablement de 100 à 500 euros par match amical. " Par la suite, si l'appli attire une communauté assez grande, l'entrepreneur envisage d'ouvrir Find-Your-Match à la publicité et, pourquoi pas, à des solutions pour envoyer les clubs dans des hôtels ou restos à proximité des lieux de matches, tout en prenant une commission au passage. Mais avant d'en arriver là, l'application doit d'abord trouver ses financiers et son public... Trouver un hôtel semble simple. On connaît les solutions mises à disposition par les acteurs du Web : de Booking.com en passant par Google ou Hotels.com, les propositions sont nombreuses. Mais souvent impersonnelles et qui prennent parfois du temps : dans l'abondante offre d'hôtels, comment trouver celui qui conviendra le mieux à ses propres critères ? La start-up Triptwin fondée en 2016 a lancé courant 2018 une application mobile, puis un site web, pour simplifier la recherche. " En trois clics, Triptwin trouve l'hôtel qui matche avec l'utilisateur ", promettent la Belge Camille Gersdorff et le Français Xavier Rambaud, ses deux cofondateurs. Lors de l'inscription, l'utilisateur répond à une série de questions le concernant. Est-il " relax " ou " élégant ", " sage " ou " aventurier ", " sain " ou " gourmand... " ? Il indique aussi les éléments importants pour lui lorsqu'il recherche un hôtel : piscine, parking, wifi, etc. Sur la base de ce profil et grâce à l'algorithme mis en place par le développeur qui bosse temps plein pour Tripwtin, l'application promet de trouver des " matches ". Elle propose généralement quatre adresses qui correspondent à chaque utilisateur selon le type de voyage et les dates demandées. Le but " consiste à trouver un hôtel qui offre une réelle expérience à nos clients, argumente Camille Gersdorff. Nous ressemblons à l'agence de voyage traditionnelle - en digital - qui connaît ses clients depuis des années et dispose d'une vraie expertise. " C'est la jeune femme, issue d'une famille active dans l'hôtellerie, qui se charge du marketing et du commercial, et donc de nouer les partenariats avec les hôtels, généralement indépendants et trendy. Chacun d'eux indique une série de critères correspondant à son établissement pour affiner les matches avec les clients. Pour l'instant, Triptwin affiche un portefeuille de quelque 200 hôtels majoritairement en France et en Belgique, tout en disposant d'adresses en Italie, au Portugal, au Maroc, en Suède, etc. Triptwin vise plusieurs cibles : les jeunes qui voyagent en citytrip, les couples qui viennent de fonder une famille ou ceux un peu plus âgés qui voyagent quotidiennement. Mais toutes ces cibles sont branchées, connectées et... aisées. Au niveau business, la start-up qui a déjà levé 150.000 euros auprès de business angels entend générer des revenus auprès des hôteliers avec une commission sur chaque réservation réalisée au travers de Triptwin. Mais la jeune pousse se montre moins gourmande que le marché : " Au lieu de percevoir une commission moyenne habituelle de l'ordre de 15 à 30 %, nous demandons un fixe de 10% et des frais annuels pour la mise en place ", précise Camille Gersdorff. Les affaires commencent doucement et si les réservations se comptent pour le moment seulement en dizaines chaque mois, c'est que le modèle se met encore en place. A terme, l'objectif est d'arriver à monter de 200 à 3.000 hôtels partenaires et de nouer des collaborations avec des partenaires (blogs, influenceurs, presse lifestyle) pour se faire connaître.