Le business d'Ibanfirst ? Permettre aux entreprises de réaliser, depuis sa plateforme web, des paiements et transferts en devises étrangères en utilisant le cours en temps réel. " Un service mal couvert par les banques ", juge Pierre-Antoine Dusoulier, ancien trader devenu président/CEO de Saxo Banque. Ibanfirst promet le meilleur taux de change possible, permettant aux entreprises (surtout des PME et des start-up de la tech) de réaliser de belles économies. Les entreprises peuvent utiliser les services de la plateforme à partir de 100.000 euros de paiement à l'international et jusqu'à 50 millions.

Pour proposer cela, Ibanfirst peut s'enorgueillir de disposer des agréments européens pour opérer et de bénéficier des réglementations PSD2. Selon Pierre-Antoine Dusoulier, près de 2 milliards d'euros de transactions auront transité cette année via sa plateforme. Sur ces flux, la fintech a empoché 2,5 millions d'euros en 2017 (du " produit net bancaire ", soit la margé dégagée par l'entreprise) et compte doubler ce montant cette année.

Ibanfirst emploie aujourd'hui 90 personnes, dont une quarantaine à Bruxelles, le reste étant réparti entre Dijon, Paris et Anvers. Les 15 millions d'euros d'argent frais doivent permettre à la start-up de financer les développements commerciaux, d'accélérer l'international (notamment les pays de l'Est) et de poursuivre les développements technologiques.

90 personnes

composent le personnel d'Ibanfirst, start-up fondée par le Français Pierre-Antoine Dusoulier et basée à Bruxelles.