Pour atteindre ce but, le gouvernement Macron va mettre en avant les 40 boîtes de la tech les plus prometteuses, les Next40. Ajoutons à cela la mobilisation de 5 milliards d'euros provenant des investisseurs institutionnels français pour soutenir les fonds de capital-risque. Objectif ? Soutenir les tours de table à plus de 50 millions d'euros.

La Wallonie et Bruxelles doivent-elles s'en inspirer ? Dire que l'écosystème belge francophone des start-up n'a pas la même maturité que la start-up nation hexagonale ne trahit aucun secret. Il suffit de regarder les montants des levées de fonds en 2019 : rares sont les entreprises wallonnes ou bruxelloises du numérique qui dépassent quelques millions d'euros. Pour l'instant, l'argent public finance surtout des toutes jeunes start-up pleines de promesses et encore très peu de scale-up. Il faut bien " démarrer "... Encore faut-il s'assurer que l'on ne nourrit pas à fonds perdus des armées de poneys. En 2018, le baromètre Digital Wallonia des start-up chiffrait à quelque 4.000 le nombre d'emplois directs créés en Wallonie par les start-up, dont la plupart n'atteignent pas la rentabilité. L'étude évaluait à trois ou quatre personnes la taille médiane des jeunes pousses wallonnes. Marginal sur l'économie globale. Par contre, une boîte comme Odoo emploie, à elle seule, pas moins de 335 personnes en Belgique. Et s'il en existe encore trop peu, quelques " jeunes poulains " empruntent, au galop, le chemin (toujours risqué) vers le succès. Elles se nomment, entre autres, Emasphere, Opinum, Sortlist, Qualifio, Bsit, Edebex, Urbantz, etc. Tout l'enjeu réside évidemment à s'équiper correctement pour identifier les beaux chevaux de course parmi les troupeaux de poneys. Et à miser sur eux...

4.000 emplois directs

ont été créés en Wallonie par l'ensemble des start-up (2018).