La voiture partagée envahit de plus en plus nos villes. A Bruxelles, les véhicules aux couleurs de ZipCar ou de DriveNow se croisent à presque tous les coins de rue. Ces véhicules en "libre service" se multiplient.
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La voiture partagée envahit de plus en plus nos villes. A Bruxelles, les véhicules aux couleurs de ZipCar ou de DriveNow se croisent à presque tous les coins de rue. Ces véhicules en "libre service" se multiplient.A côté de ces initiatives de voiture partagée, le modèle de l'économie collaborative commence, lui aussi, à trouver son public au travers de plateformes comme Drivy, start-up française, et de son alter ego made in Belgium CarAmigo. Le modèle de ces deux start-up est simple : encourager les internautes à mettre leur voiture en location sur leur site pour les proposer à d'autrees surfeurs. Le Airbnb de la voiture en quelque sorte. Partant du constat qu'une voiture reste 97% du temps à l'arrêt, beaucoup de consommateurs peuvent être attiré par l'idée d'obtenir des revenus de cet onéreux bien. En mettant leur véhicule à disposition sur l'une de ces plateformes, en mode "économie collaborative", le consommateur peut espérer arrondir ses fins de mois. La pratique commence à attirer les internautes. Sur la plateforme de Drivy, quelque 14.000 membres seraient désormais inscrits (mais combien de vrais actifs ?) et on y trouverait 1300 véhicules, avec une certaine concentration dans les villes (300 à Bruxelles, 150 à Anvers et 100 à Gand). En un an, la start-up a légèrement dépassé l'acteur belgo-belge du genre : CarAmigo qui se développe chez nous depuis 2015. La start-up belge, elle, annonce un millier d'utilisateurs et un peu moins de véhicules que son concurrent. Mais elle n'a pas les poches aussi profondes que son rival hexagonal ni la volonté de dépenser autant en marketing. Reste qu'à ce jour ces chiffres montrent, certes, un léger attrait des particuliers pour la location de leur véhicule mais ne témoignent pas encore d'un vrai succès. D'abord, ces quelques milliers de véhicules ne représentent rien par rapport au parc automobile belge. Ce dernier comptait, en 2016, pas moins de 5,7 millions de voitures particulières en service. Par ailleurs, ce n'est pas encore le carton commercial pour les start-up elles-mêmes. Drivy ne communique pas le nombre de locations effectives de véhicules. En décembre 2016, Alex Gaschard, le boss de CarAmigo, soutenait "quelques centaines de locations" de voiture par mois en Belgique. Et les comptes annuels belges des deux starts-up ne permettent pas non plus d'en déduire un véritable succès commercial. Par contre, aucun doute : la course à la taille est d'ores et déjà engagée. Drivy se présente comme le leader en Europe est présente en France, Belgique, Allemagne, Espagne et Autriche. CarAmigo, elle, s'est installée en Belgique, en Bulgarie et au Portugal. Une attaque internationale qui privilégie les opportunités locales (notamment via des partenariats avec des assureurs) et les marchés où sévit la crise.