Quelques mois seulement après l'acquisition de la pépite belge de reconnaissance 3D Softkinetic par le géant japonais Sony, nous apprenons que son CEO, Michel Tombroff, a quitté l'entreprise au début du mois de février. Une surprise, alors que Softkinetic devrait avoir désormais plus de moyens pour réaliser ses ambitions sur le marché prometteur de la capture 3D. Pas de conflit, ni de mise à l'écart, selon l'ex-CEO de la start-up belge. Mais Michel Tombroff admet...

Quelques mois seulement après l'acquisition de la pépite belge de reconnaissance 3D Softkinetic par le géant japonais Sony, nous apprenons que son CEO, Michel Tombroff, a quitté l'entreprise au début du mois de février. Une surprise, alors que Softkinetic devrait avoir désormais plus de moyens pour réaliser ses ambitions sur le marché prometteur de la capture 3D. Pas de conflit, ni de mise à l'écart, selon l'ex-CEO de la start-up belge. Mais Michel Tombroff admet que dans le cadre de Sony, son propre rôle de "développeur de business" allait avoir moins de portée, et ses décisions forcément moins d'impact.Mais surtout, l'homme met en avant un véritable coup de coeur. Celui pour une jeune application made in Belgium baptisée Jack. Cette start-up du "BéWé" (comprenez du Brabant wallon) lancée par Jack Abrams propose une messagerie (Jack) dont le concept, pourtant simple, n'a jamais été imaginé jusque-là: proposer une messagerie dont l'expéditeur détermine le moment où le destinataire pourra effectivement lire le message. "Redécouvrir le plaisir d'attendre" est le slogan de l'entreprise.Michel Tombroff est visiblement tombé sous le charme de cette appli, selon lui pleine de potentiel. Du B2C, différent du B2B de Softkinetic, hyper-dynamique qui a poussé Michel Tombroff à se lancer dans un nouveau défi: il devient CEO de Jack, qu'il entend rapidement développer. "Ce produit est absolument génial et offre énormément de possibilités, commente-t-il. Je veux montrer qu'un tel projet est commercialisable, par exemple via de la pub et via du premium ou des achats intégrés." Si le concept de l'appli peut surprendre à un moment où l'instantané domine la technologie, Michel Tombroff, tout comme la petite équipe d'une dizaine de personnes chez Jack, est persuadé qu'en jouant le contrepied, l'appli mobile trouvera son créneau. Ses contacts dans l'univers international de la technologie - comme Facebook, Google, parmi tant d'autres - seront un avantage énorme pour la jeune appli qui n'est, pour l'instant, connue qu'en Belgique ou presque. Michel Tombroff a bien pour but d'internationaliser Jack. D'ailleurs, pas plus tard que mi-février, l'équipe sera présente au World Mobile Congress, la messe internationale du mobile, où Jack compte parmi les finalistes d'un concours (4YFN) de start-up. A suivre de près, donc !