"On pense souvent que la vieillesse est synonyme de maladies, lance d'emblée Eric Verdin. Mais, ce que nous menons ici comme recherches a bien sûr pour but de permettre de vieillir en bonne santé. Nous travaillons donc à trouver des solutions à toutes les maladies liées au vieillissement."

A Novato, le long de la Highway 101 qui remonte de San Francisco vers le nord en passant par le célèbre Golden Gate Bridge, à 50 kilomètre du financial district de la ville, se dresse un imposant bâtiment blanc aux formes arrondies. Dans l'immense entrée vitrée de la réception, le slogan "Live better longer" accueille le visiteur qui a montré patte blanche. Nous sommes au Buck Institute, un institut de recherche qui s'est fixé pour mission de comprendre les phénomènes liés au vieillissement et, in fine, de trouver des méthodes pour le ralentir, voire carrément... rallonger la durée de la vie.

A cette fin, le Buck et ses 230 chercheurs, dont 20 professeurs, bénéficient d'un budget annuel de 44 millions de dollars. La moitié, environ, provient du gouvernement américain, tandis que le reste est partagé, notamment, entre du corporate sponsorship de business development et des donations philanthropiques de riches Américains. Parmi eux, on trouve par exemple la femme de Sergey Brin, cofondateur de Google ! Et l'intention du CEO belge du Buck est de faire sensiblement augmenter ce budget dans les années à venir.

Lors de sa venue à la Trends Summer University, nous avons interrogé Eric Verdin :