Le start-up studio belge Barefoot a le don pour orchestrer sa visibilité. Alors que ses start-up commencent seulement à commercialiser leurs produits, la firme s'attire les partenariats des plus grandes entreprises, des autorités publiques et s'affiche dans la presse. C'est qu'Augustin van Rijckevorsel, son fondateur au look improbable, qui se fait appeler Gus, sait s'entourer... et manoeuvrer pour parvenir à réaliser ses objectifs de création de start-up. Spécialisé dans la création de start-up B to B, il s'était déjà illustré l'an passé par une levée de fonds de 1,2 million d'euros auprès, notamment, de grandes familles belges. Aujourd'hui, il franchit une étape supplémentaire : le studio bruxellois annonce sa fusion avec l'accélérateur...

Le start-up studio belge Barefoot a le don pour orchestrer sa visibilité. Alors que ses start-up commencent seulement à commercialiser leurs produits, la firme s'attire les partenariats des plus grandes entreprises, des autorités publiques et s'affiche dans la presse. C'est qu'Augustin van Rijckevorsel, son fondateur au look improbable, qui se fait appeler Gus, sait s'entourer... et manoeuvrer pour parvenir à réaliser ses objectifs de création de start-up. Spécialisé dans la création de start-up B to B, il s'était déjà illustré l'an passé par une levée de fonds de 1,2 million d'euros auprès, notamment, de grandes familles belges. Aujourd'hui, il franchit une étape supplémentaire : le studio bruxellois annonce sa fusion avec l'accélérateur français Co.Builders spécialisé dans l'accompagnement de start-up actives dans l'Internet des objets et l'intelligence artificielle. L'objectif de ce regroupement qui forme Barefoot&Co ? " Former un véritable corporate start-up studio, répond Augustin van Rijckevorsel. C'est-à-dire que dans toutes les start-up que l'on crée, on veut y impliquer des grosses entreprises, soit dans le capital, soit comme gros clients, soit comme distributeurs. " Cette fusion, où les actionnaires du start-up studio belge prennent une large majorité, donne naissance de facto à un studio d'environ 70 personnes comptant une dizaine de start-up. Actuellement, Barefoot&Co assure une présence à Bruxelles et Paris. Et le lancement récent de la start-up française Birdiz dans notre capitale témoigne de la volonté du groupe de jouer la carte internationale. Par ailleurs, la nouvelle structure envisage de s'étendre à l'étranger et vise quatre nouvelles localisations dans les quatre prochaines années. Pour cela, Barefoot&Co devrait pouvoir s'appuyer sur le groupe Wemanity, un groupe international de 300 personnes spécialisé dans la transformation " agile " des grosses entreprises. Le serial entrepreneur français Jean-Christophe Conticello, cofondateur avec Olivier Brisac de Co.Builders, a également fondé Wemanity. Et tout ce petit monde se rassemble progressivement au sein d'une nouvelle marque : WeNation, un écosystème " d'innovation dont la mission consiste à transformer les entreprises pour trouver les clés d'une croissance renouvelable en permanence et booster leur organisation ", argumente le groupe. Concrètement, WeNation comprendra donc trois grands piliers : Wemanity qui assurera la transformation des entreprises, WeDigitalGarden dont l'objet est de faire naître des idées dans les grosses structures et enfin Barefoot&Co, issu de la fusion Co.Builders et Barefoot, en charge de la création de boîtes. Pour le start-up studio belge fondé par Augustin van Rijckevorsel, ces mouvements importants représentent une source d'opportunités d'affaires (Wemanity travaille avec une centaine de grosses boîtes, la cible première de Barefoot&Co) et de développements, tant en Belgique qu'à l'international. Et lui fait gagner du temps : il espérait regrouper 10 start-up en portefeuille pour 2020... ce qui devient déjà le cas aujourd'hui grâce à cette fusion. Evidemment, plus le studio compte de start-up, plus il peut espérer vendre certaines de ses " pépites ". Car la stratégie de tout start-up studio réside, en effet, sur les exits qu'il peut réaliser. Par ailleurs, le groupe nouvellement constitué (qui pourrait se regrouper physiquement dans les mois à venir pour constituer un écosystème de près de 400 personnes) espère réaliser prochainement une nouvelle (grosse) levée de fonds pour augmenter la cadence. De 10 start-up, il espère arriver à... (au moins) 40 dans trois ans (par créations et investissements). Si tout est en place - sur papier -, il ne reste plus qu'à concrétiser.