Au coeur de ce bras de fer, il y une requête du FBI pour qu'Apple lui donne l'accès aux données de l'iPhone utilisé par l'un des tueurs responsables de l'attaque terroriste de San Bernardino, et qui est mort lors d'une fusillade avec la police américaine. A priori, cette demande est raisonnable: il est normal que le FBI puisse avoir accès à ces données si elles peuvent aider l'agence à prévenir d'autres attentats. Mais voilà, Apple ne veut pas obéir au FBI. Et son patron, Tim Cook, n'a d'ailleurs pas hésité à publier dans la presse la lettre qu'il a envoyée à la Maison Blanche pour expliquer le pourquoi de ce refus.

D'abord, le patron d'Apple estime que, même si le FBI insiste sur le fait qu'il ne demande l'accès qu'à un seul appareil - celui du terroriste qui est mort -, le Bureau cherche en réalité à établir un précédent judiciaire qui lui facilitera l'accès aux données des autres iPhone, sans devoir subir des délais ou se voir imposer l'arbitrage d'un juge. Et ce que redoute le patron d'Apple, c'est que si son entreprise donne au FBI des outils de déchiffrement, cela risque d'ouvrir la porte à toutes les dérives potentielles. Comme l'expliquait un expert, "la question n'est pas de décrypter un téléphone utilisé par un terroriste. Si le gouvernement est autorisé à entrer dans les téléphones Apple, il contrôle l'accès aux logiciels, à Internet et aux applications. Il en prendra alors le contrôle et le détournera."

Cryptage: Ce que redoute le patron d'Apple, c'est d'ouvrir la porte à toutes les dérives potentielles

Évidemment, ce refus d'Apple ne plaît pas au FBI qui a déjà reçu l'appui de la NSA, l'agence nationale de sécurité américaine, et dont le patron n'a pas hésité à dire que les attentats de Paris du 13 novembre n'auraient pas eu lieu sans l'utilisation par les terroristes d'outils de communication cryptés. Ce qui, en passant, est faux car depuis lors, on sait que ces terroristes ont utilisé de simples SMS lors de l'attentat.

Mais en attendant, le bras de fer est engagé. Apple résiste et a reçu le soutien des dirigeants de Google et même d'Edward Snowden ! Il faut dire qu'Apple, Google et Facebook ont besoin de la confiance de leurs utilisateurs. Ils ne veulent pas apparaître comme des passoires aux yeux du public. Le débat est donc lancé sur l'usage de nos données personnelles. Où faut-il placer le curseur entre liberté et sécurité face à la menace terroriste ?

Au coeur de ce bras de fer, il y une requête du FBI pour qu'Apple lui donne l'accès aux données de l'iPhone utilisé par l'un des tueurs responsables de l'attaque terroriste de San Bernardino, et qui est mort lors d'une fusillade avec la police américaine. A priori, cette demande est raisonnable: il est normal que le FBI puisse avoir accès à ces données si elles peuvent aider l'agence à prévenir d'autres attentats. Mais voilà, Apple ne veut pas obéir au FBI. Et son patron, Tim Cook, n'a d'ailleurs pas hésité à publier dans la presse la lettre qu'il a envoyée à la Maison Blanche pour expliquer le pourquoi de ce refus.D'abord, le patron d'Apple estime que, même si le FBI insiste sur le fait qu'il ne demande l'accès qu'à un seul appareil - celui du terroriste qui est mort -, le Bureau cherche en réalité à établir un précédent judiciaire qui lui facilitera l'accès aux données des autres iPhone, sans devoir subir des délais ou se voir imposer l'arbitrage d'un juge. Et ce que redoute le patron d'Apple, c'est que si son entreprise donne au FBI des outils de déchiffrement, cela risque d'ouvrir la porte à toutes les dérives potentielles. Comme l'expliquait un expert, "la question n'est pas de décrypter un téléphone utilisé par un terroriste. Si le gouvernement est autorisé à entrer dans les téléphones Apple, il contrôle l'accès aux logiciels, à Internet et aux applications. Il en prendra alors le contrôle et le détournera."Évidemment, ce refus d'Apple ne plaît pas au FBI qui a déjà reçu l'appui de la NSA, l'agence nationale de sécurité américaine, et dont le patron n'a pas hésité à dire que les attentats de Paris du 13 novembre n'auraient pas eu lieu sans l'utilisation par les terroristes d'outils de communication cryptés. Ce qui, en passant, est faux car depuis lors, on sait que ces terroristes ont utilisé de simples SMS lors de l'attentat.Mais en attendant, le bras de fer est engagé. Apple résiste et a reçu le soutien des dirigeants de Google et même d'Edward Snowden ! Il faut dire qu'Apple, Google et Facebook ont besoin de la confiance de leurs utilisateurs. Ils ne veulent pas apparaître comme des passoires aux yeux du public. Le débat est donc lancé sur l'usage de nos données personnelles. Où faut-il placer le curseur entre liberté et sécurité face à la menace terroriste ?