S'il y a un sujet qui n'est pas encore épuisé, c'est bien celui du scandale Volkswagen. Si je vous en reparle, c'est pour la bonne cause. Un scandale de ce niveau est sans doute le dernier de la sorte, vous lisez bien : le dernier de la sorte ! Quel que soit le secteur impliqué, une fraude pareille ne devrait plus avoir lieu. En tout cas, plus dans le cadre d'une très grande entreprise ou d'une multinationale. Avant de vous poser la question de savoir si j'ai abusé d'une substance illicite avant de prendre la plume, je vous incite à réfléchir à ce que dit l'américain Michael Schrage, un chercheur à la très prestigieuse université américaine MIT. Il a publié un billet en ce sens dans la non moins prestigieuse Harvard Business Review.

Son raisonnement est très clair : demain, et déjà aujourd'hui sans doute, les ONG mettront à disposition du public des applications environnementales. Elles nous permettront, par exemple, de vérifier le degré de pollution de nos voitures. De plus, grâce au crowdfunding, la levée de fonds via Internet, ces mêmes ONG pourront lever de l'argent auprès du public pour réaliser des tests indépendants lorsqu'un modèle de voiture sera soupçonné de ne pas répondre aux critères environnementaux.

A l'ère digitale, la triche sera beaucoup plus difficile pour les grandes entreprises

Après tout, si une application comme Waze nous renseigne en temps réel sur les embouteillages à Bruxelles ou à Paris, pourquoi n'aurions-nous pas demain une application pour mesurer les émissions de CO2 de nos voitures ? Michael Schrage, ce chercheur américain est un visionnaire. Avec la révolution numérique, les grandes marques auront en effet, plus de difficultés à tricher. Bien sûr, une multinationale pourra toujours frauder, mais ce ne sera plus suite à un accident ou une erreur ou à des mauvaises habitudes d'un secteur, ce sera délibéré. Elle deviendra alors une entreprise criminelle au sens premier du mot. Attention, précise le chercheur, cette surveillance effectuée par les consommateurs ne ciblera pas seulement le secteur automobile, au prétexte qu'une voiture coûte cher, tous les secteurs seront concernés, que ce soit la santé, la médecine ou l'alimentaire.

Avec toutes les applications qui permettent de suivre sa santé au jour le jour, il suffira, par exemple, que 500 utilisateurs découvrent au même moment que le produit tant vanté par son fabricant n'a pas respecté le nombre de calories/protéines en question, pour qu'ils se déchainent sur ce produit via les réseaux sociaux. C'en sera alors fini de ce produit sur le plan commercial.

Demain, des Amazon, des Google ou des Facebook, forts de toutes les informations dont ils disposent sur nous, pourront nous envoyer des alertes informant que tel laboratoire pharmaceutique, tel banque, tel opérateur télécom triche sur la qualité ou ne livre pas le service promis. A l'ère digitale, la triche sera beaucoup plus difficile pour les grandes entreprises et c'est plutôt une excellente nouvelle !

S'il y a un sujet qui n'est pas encore épuisé, c'est bien celui du scandale Volkswagen. Si je vous en reparle, c'est pour la bonne cause. Un scandale de ce niveau est sans doute le dernier de la sorte, vous lisez bien : le dernier de la sorte ! Quel que soit le secteur impliqué, une fraude pareille ne devrait plus avoir lieu. En tout cas, plus dans le cadre d'une très grande entreprise ou d'une multinationale. Avant de vous poser la question de savoir si j'ai abusé d'une substance illicite avant de prendre la plume, je vous incite à réfléchir à ce que dit l'américain Michael Schrage, un chercheur à la très prestigieuse université américaine MIT. Il a publié un billet en ce sens dans la non moins prestigieuse Harvard Business Review. Son raisonnement est très clair : demain, et déjà aujourd'hui sans doute, les ONG mettront à disposition du public des applications environnementales. Elles nous permettront, par exemple, de vérifier le degré de pollution de nos voitures. De plus, grâce au crowdfunding, la levée de fonds via Internet, ces mêmes ONG pourront lever de l'argent auprès du public pour réaliser des tests indépendants lorsqu'un modèle de voiture sera soupçonné de ne pas répondre aux critères environnementaux. Après tout, si une application comme Waze nous renseigne en temps réel sur les embouteillages à Bruxelles ou à Paris, pourquoi n'aurions-nous pas demain une application pour mesurer les émissions de CO2 de nos voitures ? Michael Schrage, ce chercheur américain est un visionnaire. Avec la révolution numérique, les grandes marques auront en effet, plus de difficultés à tricher. Bien sûr, une multinationale pourra toujours frauder, mais ce ne sera plus suite à un accident ou une erreur ou à des mauvaises habitudes d'un secteur, ce sera délibéré. Elle deviendra alors une entreprise criminelle au sens premier du mot. Attention, précise le chercheur, cette surveillance effectuée par les consommateurs ne ciblera pas seulement le secteur automobile, au prétexte qu'une voiture coûte cher, tous les secteurs seront concernés, que ce soit la santé, la médecine ou l'alimentaire. Avec toutes les applications qui permettent de suivre sa santé au jour le jour, il suffira, par exemple, que 500 utilisateurs découvrent au même moment que le produit tant vanté par son fabricant n'a pas respecté le nombre de calories/protéines en question, pour qu'ils se déchainent sur ce produit via les réseaux sociaux. C'en sera alors fini de ce produit sur le plan commercial. Demain, des Amazon, des Google ou des Facebook, forts de toutes les informations dont ils disposent sur nous, pourront nous envoyer des alertes informant que tel laboratoire pharmaceutique, tel banque, tel opérateur télécom triche sur la qualité ou ne livre pas le service promis. A l'ère digitale, la triche sera beaucoup plus difficile pour les grandes entreprises et c'est plutôt une excellente nouvelle !