La possession de satellites d'observation de la Terre a longtemps été la chasse gardée des Etats et cette époque est clairement révolue. Fondée en 2009, l'entreprise Skybox Imaging a développé sa propre technologie de satellites qui sont assemblés, puis lancés dans l'espace par des partenaires. Le premier satellite a été mis en orbite en 2013 et d'ici fin 2016, ils seront 12. A terme, 24 satellites cartographieront, plusieurs fois par jour, n'importe quel point du globe... Aucune autre entreprise privée ne détient une telle technologie.

La force de la technologie de Terra Bella, nouveau nom de Skybox Imaging depuis 2016, réside dans la compacité de ses satellites pour une performance pointue d'observation. Quand le satellite d'observation français Spot-6 a une taille comparable à celle d'un bus, le satellite de Terra Bella n'est guère plus imposant qu'un petit réfrigérateur, avec une précision 2 fois plus élevée !

Mesurer les centres commerciaux, les stocks de pétrole

Grâce à Terra Bella, Google va pouvoir enrichir la cartographie de Google Maps et de Waze, ses applications sur smartphones, comme les nouvelles routes, les accidents ou l'étendue réelle des embouteillages. Google pourra aussi connaître, par exemple, la fréquentation des zones commerciales en comptant le nombre de voitures présentes dans les parkings et comparer la fréquentation par rapport à la semaine ou à l'année précédentes. Google pourra même amener du flux de consommateurs dans des zones commerciales manquant de fréquentation grâce à Waze ou Google Maps, et surtout demain avec les Google Cars...

Et les possibilités sont infinies: Google pourra comptabiliser le stock de pétrole brut dans les raffineries de Ras Tanura en Arabie Saoudite ou ailleurs, déterminer l'activité dans les mines à ciel ouvert, la production d'électricité suivant les émissions des cheminées, l'activité portuaire en comptant les navires et leur taille ou bien la production des usines suivant l'occupation des parkings des employés... Du ciel, Google pourra accéder à toute une masse d'informations inédites, parfois cachées par des Etats ou des entreprises soucieuses de ne pas dévoiler leur situation économique réelle ou le lancement prochain d'un produit... Terra Bella sera donc la plateforme big data du ciel de Google et les répercussions seront aussi importantes que le moteur de recherche lancé en 1998 !

La possession de satellites d'observation de la Terre a longtemps été la chasse gardée des Etats et cette époque est clairement révolue. Fondée en 2009, l'entreprise Skybox Imaging a développé sa propre technologie de satellites qui sont assemblés, puis lancés dans l'espace par des partenaires. Le premier satellite a été mis en orbite en 2013 et d'ici fin 2016, ils seront 12. A terme, 24 satellites cartographieront, plusieurs fois par jour, n'importe quel point du globe... Aucune autre entreprise privée ne détient une telle technologie.La force de la technologie de Terra Bella, nouveau nom de Skybox Imaging depuis 2016, réside dans la compacité de ses satellites pour une performance pointue d'observation. Quand le satellite d'observation français Spot-6 a une taille comparable à celle d'un bus, le satellite de Terra Bella n'est guère plus imposant qu'un petit réfrigérateur, avec une précision 2 fois plus élevée !Mesurer les centres commerciaux, les stocks de pétroleGrâce à Terra Bella, Google va pouvoir enrichir la cartographie de Google Maps et de Waze, ses applications sur smartphones, comme les nouvelles routes, les accidents ou l'étendue réelle des embouteillages. Google pourra aussi connaître, par exemple, la fréquentation des zones commerciales en comptant le nombre de voitures présentes dans les parkings et comparer la fréquentation par rapport à la semaine ou à l'année précédentes. Google pourra même amener du flux de consommateurs dans des zones commerciales manquant de fréquentation grâce à Waze ou Google Maps, et surtout demain avec les Google Cars...Et les possibilités sont infinies: Google pourra comptabiliser le stock de pétrole brut dans les raffineries de Ras Tanura en Arabie Saoudite ou ailleurs, déterminer l'activité dans les mines à ciel ouvert, la production d'électricité suivant les émissions des cheminées, l'activité portuaire en comptant les navires et leur taille ou bien la production des usines suivant l'occupation des parkings des employés... Du ciel, Google pourra accéder à toute une masse d'informations inédites, parfois cachées par des Etats ou des entreprises soucieuses de ne pas dévoiler leur situation économique réelle ou le lancement prochain d'un produit... Terra Bella sera donc la plateforme big data du ciel de Google et les répercussions seront aussi importantes que le moteur de recherche lancé en 1998 !