A l'origine de Granaline, on retrouve Fouzia Oukacha. Biochimiste de formation, elle travaille d'abord à l'ULg où elle se penche notamment sur les antioxydants. Au fil de ses recherches, elle arrive à la grenade. "C'était un choix évident de par mes origines, sourit-elle. C'est un fruit qui est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise et arabe contre la diarrhée et les coliques, mais c'est surtout un fruit qui contient de puissants antioxydants polyphénoliques, trois fois plus que le vin ou le thé vert. Ces antioxydants semblent inhiber l'athérosclérose, réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et influer sur l'hypertension. L'extrait de grenade a également montré des propriétés susceptibles d'aider à freiner la croissance de certains cancers." Après avoir porté son choix sur ce fruit "miracle", elle s'est mise en quête d'un producteur en partant sac à dos, "comme l'exploratrice Alexandra David-Neel", visiter le Maghreb, l'Espagne, le Portugal et la Turquie. C'est finalement dans ce dernier pays qu'elle va dénicher ses producteurs.

"Ils sont partenaires d'une coopérative et je me suis rapprochée d'eux car je suis sensible à l'économie équitable et à la valorisation du travail des femmes, précise Fouzia Oukacha. Ces producteurs ont une charte éthique poussée et leur vision rejoint la mienne qui est celle d'une nouvelle économie basée sur le concept du 'mieux consommer, mieux vivre, mieux vieillir '. En outre, nos jus sont certifiés 100 % bio." Actuellement, Granaline propose quatre saveurs : grenade, grenade/orange/carotte noire, grenade/cerise, grenade/figue. Une cinquième est en phase de test et sera commercialisée en janvier prochain : grenade/pomme/betterave. De plus, Granaline prépare également pour le début de l'année une gamme de gelées à base de grenade. Enfin, la jeune entreprise travaille à la mise en place d'une unité de production en région liégeoise. "C'est un processus qui englobera toutes les étapes de la production, de la presse à la mise en bouteille, explique Fouzia Oukacha. J'avance étape par étape et cela nécessite du temps d'autant que c'est un gros investissement à consentir."

Nouveaux marchés à l'export

Déjà présente dans la filière bio en Belgique, Granaline commence à s'exporter. Elle est déjà distribuée dans le nord de la France. Début novembre, ses produits intégreront le nouveau pavillon bio de Rungis. Des négociations sont actuellement en cours avec une importante chaîne de magasins bio en France ainsi qu'avec un grossiste bio aux Pays-Bas. Ajoutons que les jus de grenade sont aussi distribués au Luxembourg. Last but not least, ils sont disponibles sur le site web de Granaline (www.granaline.be). Granaline s'inscrit dans une tendance qui se développe de recherche de produits alimentaires de qualité. Le bio conserve une dynamique de croissance ces dernières années qui voit les boutiques, les marchés et les rayons des grandes surfaces se multiplier. Certes, la part du bio dans les dépenses alimentaires est encore assez faible (autour de 2 %), elle ne cesse de progresser et les nouveaux produits tels que les jus de grenade ont une carte à jouer auprès de consommateurs de plus en plus sensibles à leur santé. "L'objectif de Granaline est de sensibiliser les consommateurs à un acte d'achat responsable et à préserver leur 'capital-santé'", conclut Fouzia Oukacha.

G.V.D.N.

A l'origine de Granaline, on retrouve Fouzia Oukacha. Biochimiste de formation, elle travaille d'abord à l'ULg où elle se penche notamment sur les antioxydants. Au fil de ses recherches, elle arrive à la grenade. "C'était un choix évident de par mes origines, sourit-elle. C'est un fruit qui est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise et arabe contre la diarrhée et les coliques, mais c'est surtout un fruit qui contient de puissants antioxydants polyphénoliques, trois fois plus que le vin ou le thé vert. Ces antioxydants semblent inhiber l'athérosclérose, réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et influer sur l'hypertension. L'extrait de grenade a également montré des propriétés susceptibles d'aider à freiner la croissance de certains cancers." Après avoir porté son choix sur ce fruit "miracle", elle s'est mise en quête d'un producteur en partant sac à dos, "comme l'exploratrice Alexandra David-Neel", visiter le Maghreb, l'Espagne, le Portugal et la Turquie. C'est finalement dans ce dernier pays qu'elle va dénicher ses producteurs. "Ils sont partenaires d'une coopérative et je me suis rapprochée d'eux car je suis sensible à l'économie équitable et à la valorisation du travail des femmes, précise Fouzia Oukacha. Ces producteurs ont une charte éthique poussée et leur vision rejoint la mienne qui est celle d'une nouvelle économie basée sur le concept du 'mieux consommer, mieux vivre, mieux vieillir '. En outre, nos jus sont certifiés 100 % bio." Actuellement, Granaline propose quatre saveurs : grenade, grenade/orange/carotte noire, grenade/cerise, grenade/figue. Une cinquième est en phase de test et sera commercialisée en janvier prochain : grenade/pomme/betterave. De plus, Granaline prépare également pour le début de l'année une gamme de gelées à base de grenade. Enfin, la jeune entreprise travaille à la mise en place d'une unité de production en région liégeoise. "C'est un processus qui englobera toutes les étapes de la production, de la presse à la mise en bouteille, explique Fouzia Oukacha. J'avance étape par étape et cela nécessite du temps d'autant que c'est un gros investissement à consentir." Nouveaux marchés à l'export Déjà présente dans la filière bio en Belgique, Granaline commence à s'exporter. Elle est déjà distribuée dans le nord de la France. Début novembre, ses produits intégreront le nouveau pavillon bio de Rungis. Des négociations sont actuellement en cours avec une importante chaîne de magasins bio en France ainsi qu'avec un grossiste bio aux Pays-Bas. Ajoutons que les jus de grenade sont aussi distribués au Luxembourg. Last but not least, ils sont disponibles sur le site web de Granaline (www.granaline.be). Granaline s'inscrit dans une tendance qui se développe de recherche de produits alimentaires de qualité. Le bio conserve une dynamique de croissance ces dernières années qui voit les boutiques, les marchés et les rayons des grandes surfaces se multiplier. Certes, la part du bio dans les dépenses alimentaires est encore assez faible (autour de 2 %), elle ne cesse de progresser et les nouveaux produits tels que les jus de grenade ont une carte à jouer auprès de consommateurs de plus en plus sensibles à leur santé. "L'objectif de Granaline est de sensibiliser les consommateurs à un acte d'achat responsable et à préserver leur 'capital-santé'", conclut Fouzia Oukacha. G.V.D.N.