"Nous remplissons exactement les devoirs que le législateur nous impose. Ne pas le faire serait inacceptable en démocratie", a-t-il commenté dans les colonnes du journal Die Welt am Sonntag. "Ceux qui affirment que cette affaire de fraude aurait été impossible sous une autre supervision créent de la confusion", a-t-il ajouté, soulignant que Bafin n'a supervisé directement qu'une partie de Wirecard.

Le prestataire de paiements en ligne Wirecard a récemment reconnu l'existence de comptes fictifs à hauteur de 1,9 milliard d'euros censés appartenir à Wirecard aux Philippines et sous la responsabilité de l'ancien directeur des opérations Jan Marsalek. Le procureur de Munich enquête actuellement sur les dirigeants, actuels et passés, de Wirecard.

Le scandale a également placé Bafin et le ministère des Finances sous le feu des critiques. Le contrôleur fédéral des finances examine à présent le rôle de chacun dans cette affaire.

Les députés allemands demandent des comptes au gouvernement à propos du scandale Wirecard

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, devra s'expliquer fin juillet devant les députés au sujet de l'entreprise financière Wirecard, au coeur d'un scandale de fraude comptable de près de 2 milliards d'euros qui met le gouvernement sous pression.

Une session extraordinaire de la commission des Finances du Bundestag est prévue le 29 juillet, a indiqué lundi Lisa Paus, élue des Verts et porte-parole de cette commission. La semaine dernière, Olaf Scholz avait promis de participer à une session extraordinaire du parlement sur le sujet, au cas où elle serait organisée. Le ministre de l'Économie, Peter Altmaier, est également invité à s'exprimer sur cette affaire, qui a éclaté en juin avec la révélation que 1,9 milliard d'euros inscrits dans les comptes de la société de paiements en ligne n'existaient vraisemblablement pas.

Le scandale a pris ces derniers jours une tournure politique, l'opposition estimant que le gouvernement aurait pu agir plus tôt pour éviter le scandale qui a déclenché une chute sans précédent du titre en Bourse. Jeudi, un rapport présenté au Bundestag a mis le feu aux poudres, en révélant que le ministère des Finances avait été informé dès février 2019 de soupçons pesant sur Wirecard.

Le superviseur bancaire Bafin, sous la tutelle du ministère des Finances, est accusé de ne pas avoir décelé le scandale. Ce week-end, l'hebdomadaire Der Spiegel a par ailleurs dévoilé qu'Angela Merkel avait plaidé en septembre 2019 la cause de Wirecard pendant une visite à Pékin, alors que l'entreprise voulait s'implanter en Chine.

"La chancelière soutient régulièrement des entreprises allemandes lors de ses rencontres bilatérales", a souligné une porte-parole du gouvernement lundi. À l'époque, la chancelière n'avait "aucune connaissance d'irrégularités" au sein de la société, a-t-elle ajouté.

L'affaire Wirecard, "scandale sans équivalent dans le monde de la finance", selon les mots du gouvernement, éclabousse la réputation de la place financière allemande mais tourne également au roman d'espionnage.

Le journal financier Handelsblatt a révélé lundi que Jan Marsalek, un des membres du conseil d'administration, en fuite, était caché à Moscou "sous la surveillance des services secrets militaires russes du GRU". Selon Der Spiegel, il aurait fui l'Allemagne via la Biélorussie. Interrogés lundi sur la question, Berlin n'a pas souhaité faire de commentaire, tandis que le Kremlin a assuré "n'avoir aucune information".

"Nous remplissons exactement les devoirs que le législateur nous impose. Ne pas le faire serait inacceptable en démocratie", a-t-il commenté dans les colonnes du journal Die Welt am Sonntag. "Ceux qui affirment que cette affaire de fraude aurait été impossible sous une autre supervision créent de la confusion", a-t-il ajouté, soulignant que Bafin n'a supervisé directement qu'une partie de Wirecard. Le prestataire de paiements en ligne Wirecard a récemment reconnu l'existence de comptes fictifs à hauteur de 1,9 milliard d'euros censés appartenir à Wirecard aux Philippines et sous la responsabilité de l'ancien directeur des opérations Jan Marsalek. Le procureur de Munich enquête actuellement sur les dirigeants, actuels et passés, de Wirecard. Le scandale a également placé Bafin et le ministère des Finances sous le feu des critiques. Le contrôleur fédéral des finances examine à présent le rôle de chacun dans cette affaire.Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, devra s'expliquer fin juillet devant les députés au sujet de l'entreprise financière Wirecard, au coeur d'un scandale de fraude comptable de près de 2 milliards d'euros qui met le gouvernement sous pression.Une session extraordinaire de la commission des Finances du Bundestag est prévue le 29 juillet, a indiqué lundi Lisa Paus, élue des Verts et porte-parole de cette commission. La semaine dernière, Olaf Scholz avait promis de participer à une session extraordinaire du parlement sur le sujet, au cas où elle serait organisée. Le ministre de l'Économie, Peter Altmaier, est également invité à s'exprimer sur cette affaire, qui a éclaté en juin avec la révélation que 1,9 milliard d'euros inscrits dans les comptes de la société de paiements en ligne n'existaient vraisemblablement pas. Le scandale a pris ces derniers jours une tournure politique, l'opposition estimant que le gouvernement aurait pu agir plus tôt pour éviter le scandale qui a déclenché une chute sans précédent du titre en Bourse. Jeudi, un rapport présenté au Bundestag a mis le feu aux poudres, en révélant que le ministère des Finances avait été informé dès février 2019 de soupçons pesant sur Wirecard. Le superviseur bancaire Bafin, sous la tutelle du ministère des Finances, est accusé de ne pas avoir décelé le scandale. Ce week-end, l'hebdomadaire Der Spiegel a par ailleurs dévoilé qu'Angela Merkel avait plaidé en septembre 2019 la cause de Wirecard pendant une visite à Pékin, alors que l'entreprise voulait s'implanter en Chine. "La chancelière soutient régulièrement des entreprises allemandes lors de ses rencontres bilatérales", a souligné une porte-parole du gouvernement lundi. À l'époque, la chancelière n'avait "aucune connaissance d'irrégularités" au sein de la société, a-t-elle ajouté. L'affaire Wirecard, "scandale sans équivalent dans le monde de la finance", selon les mots du gouvernement, éclabousse la réputation de la place financière allemande mais tourne également au roman d'espionnage. Le journal financier Handelsblatt a révélé lundi que Jan Marsalek, un des membres du conseil d'administration, en fuite, était caché à Moscou "sous la surveillance des services secrets militaires russes du GRU". Selon Der Spiegel, il aurait fui l'Allemagne via la Biélorussie. Interrogés lundi sur la question, Berlin n'a pas souhaité faire de commentaire, tandis que le Kremlin a assuré "n'avoir aucune information".