Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a dégringolé de 6,90% à 25.128,17 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 5,27% à 9.492,43 points et le S&P 500 a abandonné 5,89% à 3.002,10 points. "On avait débuté la semaine avec un marché surévalué et une correction était de mise", a commenté Karl Haeling, responsable de la stratégie marchés pour LBBW. Depuis leur plongeon de mars, les grands indices new-yorkais n'ont en effet cessé de progresser, le Nasdaq clôturant même mercredi au-dessus de la barre symbolique de 10.000 points pour la première fois de son histoire. Mais la décision mercredi de la Réserve fédérale (Fed) de maintenir ses taux inchangés, entre 0% et 0,25%, jusqu'en 2022, avec l'anticipation d'un lent redémarrage économique a fourni un prétexte aux investisseurs pour un repli boursier. Le président américain Donald Trump a, lui, renoué avec ses critiques de la Fed, qui prévoit une chute du produit intérieur brut américain de 6,5% en 2020 avant un rebond de 5% l'an prochain. "La Réserve fédérale se trompe si souvent. (...) Nous aurons un très bon troisième trimestre, un excellent quatrième trimestre et l'une de nos meilleures années en 2021", a tweeté jeudi le locataire de la Maison Blanche. La seconde raison de la dégringolade boursière de jeudi, selon M. Haeling, "c'est que le marché a décidé de s'intéresser à la hausse des cas de contamination au coronavirus en dehors du nord-est des Etats-Unis", indique M. Haeling. Alors que les Etats-Unis comptent désormais plus de 113.000 décès liés à la pandémie et plus de 2 millions de personnes infectées, le Texas et la Caroline du Nord ont plus de malades du Covid-19 hospitalisés qu'il y a un mois. L'Arizona montre aussi des signes inquiétants. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a en tout cas assuré jeudi matin, sur la chaîne d'informations financières CNBC, qu'il n'y aurait pas de nouvelle fermeture de l'économie américaine même en cas de deuxième vague de la pandémie. Au rang des indicateurs de jeudi, le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires d'allocations DE chômage aux Etats-Unis a continué de baisser, à 1,542 million de personnes, selon les chiffres du département du Travail. Parmi les valeurs du jour, les compagnies aériennes américaines, particulièrement dépendantes d'un redémarrage de l'économie, ont fini en net recul: United Airlines a chuté de 16,11%, American Airlines de 15,51% et Delta Air Lines de 14,03%. Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s'établissant à 0,6641% vers 20H30 GMT contre 0,7623% mercredi soir. (Belga)

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a dégringolé de 6,90% à 25.128,17 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 5,27% à 9.492,43 points et le S&P 500 a abandonné 5,89% à 3.002,10 points. "On avait débuté la semaine avec un marché surévalué et une correction était de mise", a commenté Karl Haeling, responsable de la stratégie marchés pour LBBW. Depuis leur plongeon de mars, les grands indices new-yorkais n'ont en effet cessé de progresser, le Nasdaq clôturant même mercredi au-dessus de la barre symbolique de 10.000 points pour la première fois de son histoire. Mais la décision mercredi de la Réserve fédérale (Fed) de maintenir ses taux inchangés, entre 0% et 0,25%, jusqu'en 2022, avec l'anticipation d'un lent redémarrage économique a fourni un prétexte aux investisseurs pour un repli boursier. Le président américain Donald Trump a, lui, renoué avec ses critiques de la Fed, qui prévoit une chute du produit intérieur brut américain de 6,5% en 2020 avant un rebond de 5% l'an prochain. "La Réserve fédérale se trompe si souvent. (...) Nous aurons un très bon troisième trimestre, un excellent quatrième trimestre et l'une de nos meilleures années en 2021", a tweeté jeudi le locataire de la Maison Blanche. La seconde raison de la dégringolade boursière de jeudi, selon M. Haeling, "c'est que le marché a décidé de s'intéresser à la hausse des cas de contamination au coronavirus en dehors du nord-est des Etats-Unis", indique M. Haeling. Alors que les Etats-Unis comptent désormais plus de 113.000 décès liés à la pandémie et plus de 2 millions de personnes infectées, le Texas et la Caroline du Nord ont plus de malades du Covid-19 hospitalisés qu'il y a un mois. L'Arizona montre aussi des signes inquiétants. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a en tout cas assuré jeudi matin, sur la chaîne d'informations financières CNBC, qu'il n'y aurait pas de nouvelle fermeture de l'économie américaine même en cas de deuxième vague de la pandémie. Au rang des indicateurs de jeudi, le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires d'allocations DE chômage aux Etats-Unis a continué de baisser, à 1,542 million de personnes, selon les chiffres du département du Travail. Parmi les valeurs du jour, les compagnies aériennes américaines, particulièrement dépendantes d'un redémarrage de l'économie, ont fini en net recul: United Airlines a chuté de 16,11%, American Airlines de 15,51% et Delta Air Lines de 14,03%. Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s'établissant à 0,6641% vers 20H30 GMT contre 0,7623% mercredi soir. (Belga)