Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 0,16% pour finir à 26.922,12 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 0,10% pour clôturer à 8.161,79 points. L'indice élargi S&P 500 a baissé de 0,18% pour terminer à 2.990,41 points. Ils avaient tous les trois atteint des sommets inédits mercredi, à la veille d'un jour férié. Selon les chiffres du ministère américain du Travail dévoilés avant l'ouverture de Wall Street vendredi, la première économie du monde a créé 224.000 emplois en juin quand les analystes s'attendaient à une hausse plus modeste de 160.000, écartant ainsi pour le moment les craintes d'un ralentissement brutal de sa croissance. Le taux de chômage est de son côté légèrement remonté à 3,7% (+0,1 point) sous l'effet d'une plus forte participation au marché de l'emploi tandis que la rémunération horaire moyenne a augmenté de 0,2% sur un mois, soit un peu moins que prévu. "Puisque la Banque centrale américaine accorde plus d'importance au risque d'un ralentissement de la croissance plutôt qu'à la faiblesse de l'inflation, il est peu probable qu'elle décide d'abaisser les taux (lors de sa prochaine réunion) à la fin du mois sauf si on voit une réelle faiblesse de la consommation", a estimé Christopher Low, économiste chez FTN Financial. Selon un outil de la plateforme boursière CME, presque tous les courtiers misent encore sur l'annonce d'une baisse des taux à la prochaine rencontre des responsables de la Réserve fédérale (Fed). "Mais ils ont clairement écarté l'idée d'une baisse d'ampleur, de 50 points de base", a remarqué de son côté Karl Haeling de LBBW. L'espoir d'un coup de pouce de la Fed après la diffusion de plusieurs indicateurs décevants a largement alimenté la récente envolée des indices de la Bourse de New York à de nouveaux records. Et si les indices de Wall Street ont finalement encaissé des pertes limitées vendredi après un début de séance plus drastique, "c'est parce que les investisseurs continuent à penser que la Fed fera, comme elle l'a promis en juin, ce qu'il faudra pour soutenir la croissance", a estimé M. Haeling. Sur la semaine, le Dow Jones s'est apprécié de 1,21%, le Nasdaq de 1,94%, et le S&P 500 de 1,65%. Le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans, qui était tombé mercredi au plus bas depuis la fin 2016, s'est pour sa part vivement repris alors que s'éloignait vendredi la perspective d'un recul important et imminent des taux après les bons chiffres sur l'emploi. Il évoluait vers 20H25 GMT à 2,040% contre 1,950% à la clôture mercredi. (Belga)