Les deux conseils appellent le gouvernement fédéral à prévoir suffisamment de temps pour susciter un "soutien sociétal favorable à la vision du rail 2040". Ils regrettent que le processus de formation de la vision et de consultation en la matière se déroule dans "un délai extrêmement serré". La concertation doit être respectée, rappellent-ils. CNT et CCE estiment que la vision du rail devrait tendre vers une augmentation ambitieuse de la part modale du train dans le transport tant de voyageurs que de marchandises. Ils constatent qu'actuellement, les différents modes de transport n'opèrent pas dans des conditions équitables. Le rail a des coûts élevés en matière d'infrastructure, par exemple, là où les coûts externes (environnemental, notamment) du transport aérien sont peu répercutés sur les prix pratiqués. CNT et CCE recommandent dès lors de tenir compte des "externalités économiques, sociales et environnementales" de chaque mode de transport, ce qui permettrait de rendre "plus attrayants" les modes de transport durables comme le train. En ce qui concerne la politique tarifaire, les conseils souhaitent qu'elle encourage l'utilisation du train quels que soient les motifs des déplacements aussi bien intérieurs qu'internationaux. Les tarifs doivent aussi permettre d'attirer de nouveaux voyageurs qui voyagent actuellement en voiture ou en avion. Les tarifs ne devraient pas pouvoir augmenter sans s'accompagner d'une amélioration de la qualité au bénéfice des utilisateurs. CNT et CCE notent aussi que l'augmentation de l'offre de trains pour les trajets nationaux et internationaux, avec davantage de trains de nuit notamment, ne doit pas nuire à l'entretien de l'infrastructure ferroviaire et du matériel roulant, qui s'effectue souvent de nuit. Pour réaliser tous ces objectifs, les conseils appellent à "assurer un financement public suffisant, stable et prévisible" du chemin de fer en Belgique. "Dans le contexte où la réalisation d'un transfert modal est nécessaire afin d'atteindre les objectifs climatiques auxquels notre pays s'est engagé aux niveaux européen et international, la poursuite de l'équilibre budgétaire dans le cadre de la conception des budgets ne peut pas compromettre la réalisation de la vision ferroviaire 2040", soulignent les conseils. Plus largement, la vision du rail 2040 devrait "octroyer aux chemins de fer le rôle d'axe structurant d'un système de mobilité multimodal intégré et, partant, s'intégrer dans une vision à long terme interfédérale de la mobilité englobant tous les modes et tous les niveaux de compétence". Une vision interfédérale de la mobilité doit être élaborée "le plus rapidement possible", selon le CNT et le CEE. (Belga)

Les deux conseils appellent le gouvernement fédéral à prévoir suffisamment de temps pour susciter un "soutien sociétal favorable à la vision du rail 2040". Ils regrettent que le processus de formation de la vision et de consultation en la matière se déroule dans "un délai extrêmement serré". La concertation doit être respectée, rappellent-ils. CNT et CCE estiment que la vision du rail devrait tendre vers une augmentation ambitieuse de la part modale du train dans le transport tant de voyageurs que de marchandises. Ils constatent qu'actuellement, les différents modes de transport n'opèrent pas dans des conditions équitables. Le rail a des coûts élevés en matière d'infrastructure, par exemple, là où les coûts externes (environnemental, notamment) du transport aérien sont peu répercutés sur les prix pratiqués. CNT et CCE recommandent dès lors de tenir compte des "externalités économiques, sociales et environnementales" de chaque mode de transport, ce qui permettrait de rendre "plus attrayants" les modes de transport durables comme le train. En ce qui concerne la politique tarifaire, les conseils souhaitent qu'elle encourage l'utilisation du train quels que soient les motifs des déplacements aussi bien intérieurs qu'internationaux. Les tarifs doivent aussi permettre d'attirer de nouveaux voyageurs qui voyagent actuellement en voiture ou en avion. Les tarifs ne devraient pas pouvoir augmenter sans s'accompagner d'une amélioration de la qualité au bénéfice des utilisateurs. CNT et CCE notent aussi que l'augmentation de l'offre de trains pour les trajets nationaux et internationaux, avec davantage de trains de nuit notamment, ne doit pas nuire à l'entretien de l'infrastructure ferroviaire et du matériel roulant, qui s'effectue souvent de nuit. Pour réaliser tous ces objectifs, les conseils appellent à "assurer un financement public suffisant, stable et prévisible" du chemin de fer en Belgique. "Dans le contexte où la réalisation d'un transfert modal est nécessaire afin d'atteindre les objectifs climatiques auxquels notre pays s'est engagé aux niveaux européen et international, la poursuite de l'équilibre budgétaire dans le cadre de la conception des budgets ne peut pas compromettre la réalisation de la vision ferroviaire 2040", soulignent les conseils. Plus largement, la vision du rail 2040 devrait "octroyer aux chemins de fer le rôle d'axe structurant d'un système de mobilité multimodal intégré et, partant, s'intégrer dans une vision à long terme interfédérale de la mobilité englobant tous les modes et tous les niveaux de compétence". Une vision interfédérale de la mobilité doit être élaborée "le plus rapidement possible", selon le CNT et le CEE. (Belga)