Le permis d'exploitation "va s'arrêter", a déclaré le ministre des Transports Grant Shapps, interrogé jeudi par l'agence de presse britannique PA. "Les voyageurs frustrés ne devront pas attendre longtemps", a-t-il précisé, qualifiant le service sur ses lignes de "vraiment mauvais" et de "cauchemardesque" depuis 2016, date à laquelle Northern s'était vu confier cette franchise. Northern, opérateur privé dont le propriétaire est l'allemand Arriva lui-même filiale de Deutsche Bahn, détient la concession de ses lignes jusqu'en 2025. Ce réseau très fréquenté du nord de l'Angleterre qui relie des grandes villes comme Manchester, Leeds, Liverpool et Newcastle, souffre de retards et d'annulations en série, particulièrement depuis la mise en place de nouveaux horaires en mai 2018. Ces lignes ferroviaires seront soit exploitées par un autre opérateur privé ou seront nationalisées par le gouvernement. Un retour dans le giron public serait un geste politique notable pour Boris Johnson qui n'a pas caché vouloir augmenter les dépenses publiques dans les régions défavorisées et anciens bastions travaillistes comme celles du nord de l'Angleterre où les conservateurs ont gagné du terrain lors des élections de décembre. Une nationalisation serait la plus importante depuis celle qui avait concerné des lignes dans l'Est de l'Angleterre en 2018 avec la fin du contrat d'exploitation de Virgin Trains East Coast. Cette annonce concernant Northern intervient le jour même de celle d'une hausse des tarifs ferroviaires de 2,7% en moyenne à partir de ce jeudi, qui va concerner des millions de voyageurs qui empruntent quotidiennement le réseau britannique. L'exploitation des chemins de fer a été privatisée au milieu des années 1990 au Royaume-Uni sous le gouvernement conservateur de John Major. Ses résultats sont très controversés, les travaillistes et les syndicats mettant en avant les surcoûts, retards et problèmes liés au découpage de l'exploitation en une multitude de compagnies privées. (Belga)

Le permis d'exploitation "va s'arrêter", a déclaré le ministre des Transports Grant Shapps, interrogé jeudi par l'agence de presse britannique PA. "Les voyageurs frustrés ne devront pas attendre longtemps", a-t-il précisé, qualifiant le service sur ses lignes de "vraiment mauvais" et de "cauchemardesque" depuis 2016, date à laquelle Northern s'était vu confier cette franchise. Northern, opérateur privé dont le propriétaire est l'allemand Arriva lui-même filiale de Deutsche Bahn, détient la concession de ses lignes jusqu'en 2025. Ce réseau très fréquenté du nord de l'Angleterre qui relie des grandes villes comme Manchester, Leeds, Liverpool et Newcastle, souffre de retards et d'annulations en série, particulièrement depuis la mise en place de nouveaux horaires en mai 2018. Ces lignes ferroviaires seront soit exploitées par un autre opérateur privé ou seront nationalisées par le gouvernement. Un retour dans le giron public serait un geste politique notable pour Boris Johnson qui n'a pas caché vouloir augmenter les dépenses publiques dans les régions défavorisées et anciens bastions travaillistes comme celles du nord de l'Angleterre où les conservateurs ont gagné du terrain lors des élections de décembre. Une nationalisation serait la plus importante depuis celle qui avait concerné des lignes dans l'Est de l'Angleterre en 2018 avec la fin du contrat d'exploitation de Virgin Trains East Coast. Cette annonce concernant Northern intervient le jour même de celle d'une hausse des tarifs ferroviaires de 2,7% en moyenne à partir de ce jeudi, qui va concerner des millions de voyageurs qui empruntent quotidiennement le réseau britannique. L'exploitation des chemins de fer a été privatisée au milieu des années 1990 au Royaume-Uni sous le gouvernement conservateur de John Major. Ses résultats sont très controversés, les travaillistes et les syndicats mettant en avant les surcoûts, retards et problèmes liés au découpage de l'exploitation en une multitude de compagnies privées. (Belga)