L'affaire ne date pas d'hier mais elle a pris un nouveau tournant en ce début de semaine. En 2018, un ancien ingénieur de General Electric, Xiaoqing Zheng, avait été inculpé par les autorités américaines pour des soupçons d'espionnage, peut-on lire dans un article du Figaro. Mais la lecture de l'acte d'accusation, faite mardi, à l'encontre de ce dernier et d'un homme d'affaires chinois, Zhaoxi Zhang, a explicitement démontré que le stratagème, mis en place par les deux hommes, pour voler des secrets commerciaux de la General Electric, l'avait été dans l'intérêt de la Chine.

Dans un communiqué, General explique qu'elle "coopère depuis un certain temps avec le FBI et le bureau du procureur américain sur ce dossier. Chez GE, nous protégeons et défendons notre propriété intellectuelle de manière agressive et nous avons mis en place des processus stricts pour identifier ces problèmes et nouer un partenariat avec les forces de l'ordre."

Que leur reproche-t-on ?

L'acte se fonde sur 14 chefs d'accusation à l'encontre de Zheng, actif dans une entreprise du grand groupe américain, située dans l'État de New York. L'homme en question est accusé d'avoir volé plusieurs fichiers électroniques contenant des détails sur la conception (dessins, techniques sophistiquées...) de turbines à gaz et à vapeur produites par la société. Les autorités américaines indiquent que Zheng aurait transmis ces données à Zhang, toujours, lui, en Chine. Ces deux hommes auraient utilisé ces données afin de promouvoir leurs intérêts commerciaux dans deux sociétés de recherche et développement de turbines. Dans l'acte d'accusation, les procureurs indiquent aussi que les deux hommes savaient que ces secrets profiteraient à la Chine.

De plus, l'acte d'accusation explique que les deux hommes ont reçu un soutien financier et d'autres moyens d'actions de la part de représentants du gouvernement chinois.