Les entreprises britanniques montrent un intérêt majeur pour un déménagement vers les Pays-Bas, mais des firmes d'Amérique du Nord, d'Asie et d'Australie examinent également cette possibilité, a annoncé lundi l'Agence néerlandaise des investissements étrangers (NFIA).

"L'incertitude croissante qui règne au Royaume-Uni et la possibilité de plus en plus claire d'une sortie sans accord" entravent les activités de ces sociétés, a déclaré dans un communiqué Jeroen Nijland, patron de la NFIA.

"C'est pourquoi de plus en plus de compagnies s'orientent vers les Pays-Bas en tant que (leur) nouvelle base potentielle sur le marché européen", a-t-il ajouté.

Les 62 premières entreprises à avoir déménagé à cause du Brexit ont créé environ 2.500 emplois et 310 millions d'euros d'investissements aux Pays-Bas, a rapporté la radio-télévision publique néerlandaise NOS.

L'agence financière Bloomberg et le siège européen de la chaîne Discovery font notamment partie des dernières entreprises à déménager aux Pays-Bas.

La plupart de ces compagnies "ont des raisons urgentes, par exemple à cause de licences bancaires ou de droits de diffusion leur permettant de rester actives au sein de l'UE", a précisé la NFIA.

"Le Brexit reste une mauvaise nouvelle pour les Pays-Bas, mais avec le Brexit de plus en plus d'entreprises vont choisir notre pays dans les années à venir", a estimé l'Agence.

Effrayés par le chaos des préparatifs du Brexit, les géants japonais de l'électronique Sony et Panasonic ont annoncé il y a plusieurs mois le transfert de leur siège européen du Royaume-Uni vers les Pays-Bas.

Londres a également perdu l'Agence européenne du médicament (EMA), qui a quitté la capitale britannique pour s'installer à Amsterdam.

La date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est fixée au 31 octobre, avec la crainte que celle-ci s'effectue sans accord de divorce, ce qui perturberait énormément les liens commerciaux.