Ces familles fortunées sont bien entendu attirées par la fiscalité luxembourgeoise, bien moins gourmande que la nôtre.
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Ces familles fortunées sont bien entendu attirées par la fiscalité luxembourgeoise, bien moins gourmande que la nôtre. Très souvent, le voyage des capitaux ne s'arrête toutefois pas au pays de Jean-Claude Juncker. Dans deux cas sur trois, écrivent nos confrères, il s'agit de sociétés qui n'ont d'autres activités que la détention de parts dans d'autres sociétés, logées sous des cieux fiscaux encore plus cléments au Panama, aux îles Vierges britanniques, aux Seychelles ou ailleurs. Elles pourraient y investir directement mais les réglementations actuelles rendent plus avantageux le passage par une escale luxembourgeoise. A priori, tout cela se déroule en respectant le cadre légal de libre circulation des capitaux, à condition bien entendu de déclarer au fisc belge ce qui doit l'être. Généralement, les familles belges logent leurs sociétés luxembourgeoises dans des fiduciaires locales. D'où ce surnom de " boîte aux lettres ". Il faut toutefois démontrer une activité réelle au Grand-Duché pour bénéficier de ces attraits fiscaux. Le cas échéant, la Justice peut être amenée à évaluer cette " activité réelle ", ce qu'elle fait jusqu'à présent de manière très compréhensive. Derrière ces boîtes aux lettres luxembourgeoises, on retrouve des noms comme ceux d'Alexandre Van Damme (AB InBev), Michèle Sioen, Fernand Huts ou même l'ancien Premier ministre Yves Leterme. Pas de trace en revanche de Marc Coucke. " Par principe, je n'ai pas de sociétés au Luxembourg, à l'exception des filiales étrangères, bien sûr, dit-il au Soir. C'est en Belgique que j'ai eu l'opportunité de me développer. Alors, dans mon cas, il n'y a rien au Luxembourg ou à Monaco. "