Les relations entre Jean-Pierre Clamadieu, le président du conseil, et la CEO d'Engie étaient mauvaises depuis longtemps. Jean-Pierre Clamadieu reprochait essentiellement à la CEO de confondre les rôles, et de vouloir peser sur la stratégie, compétence qui revient au conseil, en négligeant les aspects de gestion opérationnelle. On lui a également i...

Les relations entre Jean-Pierre Clamadieu, le président du conseil, et la CEO d'Engie étaient mauvaises depuis longtemps. Jean-Pierre Clamadieu reprochait essentiellement à la CEO de confondre les rôles, et de vouloir peser sur la stratégie, compétence qui revient au conseil, en négligeant les aspects de gestion opérationnelle. On lui a également imputé la performance poussive de l'action depuis quatre ans et le recul des parts de marché d'Engie dans le marché du gaz en France, un marché pourtant historique pour le groupe, héritier de Gaz de France. Le fait qu'Engie ait laissé filer chez Total le fournisseur alternatif de gaz et d'électricité Direct Energie a également été mal digéré. A cela s'ajoutait un problème de relation entre les autorités belges et Isabelle Kocher, au sujet de l'avenir du parc nucléaire et de la transition énergétique que la maison mère d'Electrabel aurait pu jouer chez nous. Aujourd'hui, la direction générale ad interim est assumée par la secrétaire générale du groupe, Claire Waysand, qui est épaulée par Paulo Almirante, directeur général des opérations, et Judith Hartmann, directrice financière. Pour le futur, Engie a lancé une procédure de recrutement d'une nouvelle patronne (ce devrait être en effet une femme). Plusieurs noms de candidates potentielles sont évoqués : Catherine Guillouard (qui dirige la RATP), Sandra Lagumina (ancienne directrice générale adjointe d'Engie, qui avait été éjectée par Isabelle Kocher). Et aussi deux Belges : Dominique Leroy, l'ancienne patronne de Proximus, et Sophie Dutordoir, ex-Electrabel, aujourd'hui à la SNCB.