"Ce n'est pas en contractant le pouvoir d'achat que l'on va parvenir à relancer ces secteurs une fois la pandémie maitrisée. Au contraire, depuis 10 ans, une politique de modération salariale a été imposée au monde du travail. Avec quels effets?", s'interrogent les Métallos FGTB, la CSC Metea et la CGSLB. "Seule une augmentation solide des salaires et des investissement publics forts permettront de créer un choc de la demande nécessaire à relancer l'économie", répliquent-ils. Les organisations des travailleurs du Métal dénoncent le système économique actuel: "la baisse de la part des salaires dans le PIB, résultant de la modération salariale, du traficotage de base de calcul de l'index et d'un saut d'index, a amené ces dernières années un transfert direct de plusieurs dizaines de milliards d'euros des salaires vers les profits des entreprises". Bien souvent sans l'effet escompté sur l'emploi, "puisque de grandes restructurations ont quand même eu lieu", constatent-elles. "Nos homologues syndicaux des pays limitrophes ne disent d'ailleurs pas autre chose. Au Pays-Bas, les travailleurs du Métal ont vu leur salaire augmenter de 3,5% en 2020 et d'autres augmentations sont prévue en 2021. Leurs revendications pour le prochain accord sont de 5% sur 12 mois (inflation comprise)", pointent encore les organisations. En Allemagne les travailleurs du Métal ont également déposé un cahier de revendication annonçant la volonté d'augmenter les salaires de 4% sur 12 mois (inflation comprise). "Nos salaires ne sont pas le problème de la crise mais leur augmentation pourrait être justement un élément important de la solution", ponctue le secteur. (Belga)

"Ce n'est pas en contractant le pouvoir d'achat que l'on va parvenir à relancer ces secteurs une fois la pandémie maitrisée. Au contraire, depuis 10 ans, une politique de modération salariale a été imposée au monde du travail. Avec quels effets?", s'interrogent les Métallos FGTB, la CSC Metea et la CGSLB. "Seule une augmentation solide des salaires et des investissement publics forts permettront de créer un choc de la demande nécessaire à relancer l'économie", répliquent-ils. Les organisations des travailleurs du Métal dénoncent le système économique actuel: "la baisse de la part des salaires dans le PIB, résultant de la modération salariale, du traficotage de base de calcul de l'index et d'un saut d'index, a amené ces dernières années un transfert direct de plusieurs dizaines de milliards d'euros des salaires vers les profits des entreprises". Bien souvent sans l'effet escompté sur l'emploi, "puisque de grandes restructurations ont quand même eu lieu", constatent-elles. "Nos homologues syndicaux des pays limitrophes ne disent d'ailleurs pas autre chose. Au Pays-Bas, les travailleurs du Métal ont vu leur salaire augmenter de 3,5% en 2020 et d'autres augmentations sont prévue en 2021. Leurs revendications pour le prochain accord sont de 5% sur 12 mois (inflation comprise)", pointent encore les organisations. En Allemagne les travailleurs du Métal ont également déposé un cahier de revendication annonçant la volonté d'augmenter les salaires de 4% sur 12 mois (inflation comprise). "Nos salaires ne sont pas le problème de la crise mais leur augmentation pourrait être justement un élément important de la solution", ponctue le secteur. (Belga)