Du 9 au 14 avril, l'inspection de l'ONSS aidée de la police et d'autres services d'inspection fédéraux et régionaux ont contrôlé 53 lieux de travail, 140 salariés et 41 indépendants dans un certain nombre de secteurs à haut risque en matière d'exploitation économique. Les inspecteurs ont ainsi relevé des indicateurs d'exploitation économique dans 6 des 53 lieux de travail visités.

Sur les 140 travailleurs contrôlés, 20 travaillaient "au noir" tandis que pour 13 travailleurs, la réglementation sur le travail à temps partiel n'était pas respectée. En outre, 20 travailleurs étaient occupés sans permis de séjour ou de travail.

Les inspecteurs ont également identifié lors de ces contrôles 6 victimes potentielles de la traite des êtres humains. Ces personnes travaillaient dans des conditions inhumaines et étaient hébergées dans certains cas par l'employeur dans des conditions épouvantables, souligne l'ONSS.

Un établissement a également été placé sous scellés et 2 véhicules ont été saisis lors de cette même semaine.

L'opération avait aussi un caractère international: les services d'inspection belges et néerlandais ont ainsi travaillé en étroite collaboration lors d'une opération commune relative à des travailleurs étrangers d'agences néerlandaises de travail intérimaire hébergés dans des parcs de vacances belges à la frontière avec les Pays-Bas.

Dans le cadre d'une deuxième action commune, des inspecteurs néerlandais et belges ont contrôlé les établissements d'un salon de beauté où des esthéticiennes étrangères étaient employées.

Enfin, dans le secteur de la construction, un contrôle a été effectué pour détecter la fraude au détachement de travailleurs serbes détachés par l'intermédiaire d'une société slovène.