Tout en faisant état de la reprise des achats du soja américain, un soulagement pour les agriculteurs, durement affectés par la guerre commerciale, Peter Navarro a souligné la nécessité de se montrer ferme dans les tractations avec les négociateurs chinois. "De notre point de vue, nous devons rester fermes et focalisés sur le prix. Le prix pour le pays, pour le monde et pour la Chine est de parvenir à des réformes structurelles et de mettre fin à toutes les pratiques qui perturbent l'économie mondiale", a-t-il déclaré sur Fox Business Network. "Nous voulons qu'ils nous achètent notre soja, notre charbon, notre GNL (gaz naturel liquefié), nos biens manufacturés, et encore plus nos voitures. Mais le plus important derrière l'accès à leur marché est (un changement) structurel", a-t-il insisté, sans donner de détails sur les reprises de ventes de soja. Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a annoncé jeudi une vente élevée de 1,13 million de tonnes de soja à destination de la Chine. Pékin envisage en outre d'abaisser à 15% au lieu de 40% les taxes douanières sur les voitures fabriquées aux Etats-Unis. Il a cité les pratiques chinoises décriées par l'administration Trump et désormais bien connues: le transfert des technologies des entreprises étrangères en échange d'un accès au marché chinois, le vol de la propriété intellectuelle mais aussi l'espionnage industriel. Il a jugé "le moment historique" car il en va du maintien de l'avance technologique des Etats-Unis. Il a enfin souligné qu'il ne s'attachait pas aux mesures qui pourraient fuiter ici et là dans les journaux mais à l'accord qui pourrait être annoncé d'ici le 1er mars, négocié lui "derrière les portes closes". Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping sont convenus il y a près de deux semaines de se donner un répit de 90 jours, jusqu'au 1er mars, dans leur guerre commerciale. Si aucun accord n'était trouvé d'ici cette date, Washington mettra à exécution sa menace d'accroissement des droits de douane punitifs. Le président américain a chargé son représentant au Commerce Robert Lighthizer, rompu aux négociations commerciales difficiles, de diriger l'équipe de négociateurs américains. (Belga)